Google veut prolonger le dialogue avec les éditeurs français

vendredi 19 octobre 2012 19h15
 

PARIS (Reuters) - Les représentants de Google France, qui a menacé de ne plus référencer les médias français si un projet visant à ce qu'il les rétribue financièrement est mené à terme, ont été reçus vendredi au ministère de l'Economique numérique.

La ministre déléguée, Fleur Pellerin, avait souhaité une discussion apaisée entre le moteur de recherche et les éditeurs de presse français.

"Comme nous l'avons déjà dit, nous pensons qu'une loi telle que celles proposées en France et en Allemagne serait dommageable pour les internautes et pour internet", a déclaré à l'issue de la réunion Olivier Esper, directeur "Public Policy" chez Google France.

"Nous sommes heureux d'avoir poursuivi aujourd'hui notre discussion avec le cabinet de la ministre, et avons souligné notre souhait de prolonger notre dialogue avec les éditeurs de presse", a-t-il ajouté.

Le groupe américain a exprimé son hostilité au projet de taxe dans une lettre au gouvernement français dont Reuters a obtenu jeudi une copie.

Les associations d'éditeurs de presse souhaitent que le moteur de recherche leur verse de l'argent pour les informations de presse qu'il indexe, une idée soutenue par la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti.

Elle l'a jugée "extrêmement pertinente" mercredi devant la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

Fleur Pellerin n'a quant à elle pas arrêté sa décision.

"Google ne peut accepter que l'instauration d'un droit voisin pour le référencement de sites de presse français mette en cause son existence même et serait en conséquence contraint de ne plus référencer les sites français", lit-on dans la lettre.

Dans un autre dossier, celui de la protection des données personnelles, Google a jusqu'à quatre mois pour modifier sa politique afin de répondre aux critiques émises par les autorités de régulation européennes.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

 
<p>Les repr&eacute;sentants de Google France, qui a menac&eacute; de ne plus r&eacute;f&eacute;rencer les m&eacute;dias fran&ccedil;ais si un projet visant &agrave; ce qu'il les r&eacute;tribue financi&egrave;rement est men&eacute; &agrave; terme, ont &eacute;t&eacute; re&ccedil;us vendredi au minist&egrave;re de l'Economique num&eacute;rique. /Photo d'archives/REUTERS/Krishnendu Halder</p>