8 octobre 2012 / 09:43 / dans 5 ans

Des élus veulent fermer les réseaux à Huawei et ZTE

<p>Selon un document &eacute;labor&eacute; par une commission du Congr&egrave;s am&eacute;ricain qui doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la presse ce lundi, les fabricants chinois d'&eacute;quipements pour r&eacute;seaux t&eacute;l&eacute;coms Huawei Technologies et ZTE ne devraient pas &ecirc;tre autoris&eacute;s &agrave; op&eacute;rer sur le territoire am&eacute;ricain, l'influence de P&eacute;kin au sein de ces soci&eacute;t&eacute;s faisant peser une menace sur la s&eacute;curit&eacute; du pays. /Photo prise le 17 avril 2012/REUTERS/Tyrone Siu</p>

par Jim Wolf

WASHINGTON (Reuters) - Les opérateurs de télécommunications américains ne devraient pas faire affaire avec les équipementiers de réseaux chinois car ces derniers pourraient représenter un risque pour la sécurité intérieure du fait de l‘influence présumée de Pékin, estime la commission du Renseignement de la Chambre des Représentants.

Le rapport de la commission a été publié à l‘issue de onze mois d‘enquête sur les deux équipementiers chinois Huawei Technologies et ZTE.

Le président de la commission, Mike Rogers, a précisé lors d‘une conférence de presse que la commission ne recommandait pas de boycotter les combinés mobiles des deux équipementiers.

L‘avertissement de la commission ne porte que sur les matériels qui permettent le traitement de données à grande échelle, a-t-il précisé.

Huawei, non coté en Bourse, est le numéro deux mondial des équipements télécoms en terme de chiffre d‘affaires derrière le suédois Ericsson. ZTE pointe au cinquième rang dans ce secteur d‘activité.

Les deux entreprises chinoises fabriquent également des téléphones mobiles, ZTE étant le numéro quatre mondial et Huawei le numéro six.

Ce dernier génère aujourd‘hui quelque 4% de son chiffre d‘affaires total aux Etats-Unis, contre 2% à 3% pour ZTE. L‘essentiel des ventes américaines des deux groupes provient de la commercialisation de leurs terminaux mobiles par l‘intermédiaire d‘opérateurs tels que Verizon, Sprint et T-Mobile USA.

Huawei envisage une introduction en Bourse pour faire taire des soupçons qui entravent grandement sa tentative de percée aux Etats-Unis, selon plusieurs sources. (voir

Dans un courrier électronique envoyé à Reuters, un porte-parole de Huawei a rejeté les accusations de la commission, parlant d‘affirmations sans fondement qui, selon lui, “mettent en péril des emplois américains et l‘innovation (et) ne protègent en rien la sécurité nationale”.

De son côté, ZTE a publié la copie d‘un courrier envoyé en septembre à la commission dans lequel la société exprime son “profond désaccord” avec l‘affirmation selon laquelle elle est contrôlée par l‘Etat chinois.

L‘action ZTE a perdu 6% lundi à Hong Kong.

LA CHINE, PREMIÈRE SOURCE D‘ESPIONNAGE ÉCONOMIQUE

Dans son rapport, la commission fait état du refus de Huawei et de ZTE de fournir certains documents, en particulier ceux relatifs à leurs relations avec les autorités chinoises.

Des entreprises américaines envisageant de faire affaire avec Huawei devraient “trouver un autre prestataire si elles se soucient de la propriété intellectuelle, de la vie privée de leurs clients ou encore de la sécurité nationale des Etats-Unis”, avait déclaré Mike Rogers lors d‘un entretien à CBS.

La commission a dit avoir obtenu des affirmations jugées crédibles, recueillies auprès d‘experts du secteur et d‘employés ou ex-salariés de Huawei laissant entendre que l‘entreprise s‘est rendue coupable de corruption ou encore de violation de brevets.

De telles accusations seront portées devant le département de la Justice et le département de la Sécurité intérieure aux fins d‘enquête, a précisé la commission.

“Les équipementiers de réseaux et concepteurs de systèmes américains sont vivement encouragés à trouver d‘autres partenaires pour leurs projets”, a dit la commission.

Sur la foi d‘informations en libre accès et d‘informations classées secret défense, “on ne peut accorder crédit (à Huawei et ZTE) d’être libres de toute influence étatique étrangère, ce qui pose donc un problème de sécurité aux Etats-Unis et à nos systèmes”, ajoute-t-elle.

Pékin a les “moyens, l‘opportunité et les motifs” pour employer ces sociétés à ses propres fins, tranche-t-elle, appelant la commission des investissements étrangers aux Etats-Unis à bloquer toute acquisition, OPA ou fusion impliquant Huawei et ZTE.

Les services de renseignement américains considèrent la Chine comme la principale source d‘espionnage économique aux Etats-Unis.

Benoit Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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