L'UE va approuver le rachat d'EMI par Vivendi

lundi 3 septembre 2012 17h18
 

par Foo Yun Chee

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne autorisera Universal Music Group, filiale de Vivendi, à racheter EMI pour 1,9 milliard de dollars, Universal ayant proposé de céder des droits mondiaux sur certains des principaux labels et catalogues de sa cible, a-t-on appris lundi de deux sources proches de l'opération.

Citigroup, qui vend EMI, avait repris la société après que son précédent repreneur, le fonds Terra Firma, eut fait défaut sur des prêts contractés auprès de la banque américaine.

Si elle est entérinée, l'opération consolidera la position de leader d'Universal dans le secteur du disque en Europe.

Universal a proposé en juillet de vendre la majeure partie de Parlophone, l'un des principaux actifs d'EMI, dont le catalogue inclut des groupes comme Coldplay et des oeuvres comme celles de Queen, avait dit le directeur général d'EMI Roger Faxon au personnel.

Ces déclarations confirmaient une information de Reuters sur l'offre du groupe, qui n'inclut par les droits des Beatles.

Les concessions proposées par Universal incluent également la cession d'EMI Classics, de Virgin Classics, de filiales d'EMI en France, en Belgique, en République tchèque, en Pologne, au Portugal, en Suède et en Norvège, celle des labels Sanctuary et Co-Op d'Universal, ainsi que de sa filiale grecque.

La Commission européenne avait averti Universal que son projet initial nuirait à la concurrence et que l'ensemble Universal-EMI devrait ramener sa part de marché globale sous 40%. Universal a depuis élargi ses propositions de concessions après un test de marché réalisé par la Commission, a dit l'une des sources.

"Le champ des concessions devrait être mondial et pas limité à l'UE", a dit cette source, qui a requis l'anonymat.   Suite...

 
<p>La Commission europ&eacute;enne autorisera Universal Music Group, filiale de Vivendi, &agrave; racheter EMI pour 1,9 milliard de dollars, Universal ayant propos&eacute; de c&eacute;der des droits mondiaux sur certains des principaux labels et catalogues de sa cible, selon deux sources proches de l'op&eacute;ration. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville</p>