France Télécom discute avec ses rivaux d'un partage du réseau 3G

jeudi 30 août 2012 16h38
 

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - France Télécom discute avec ses concurrents en vue de partager le réseau mobile de troisième génération (3G), a déclaré jeudi à Reuters son PDG Stéphane Richard.

Le groupe discute "avec tout le monde" mais sans calendrier particulier, a-t-il précisé en marge de l'université d'été du Medef.

Ces déclarations interviennent alors que l'arrivée en janvier de Free avec deux forfaits à prix cassés a entraîné des départs massifs d'abonnés chez les trois autres opérateurs, Orange, SFR et Bouygues, et les a contraints à contre-attaquer en abaissant leurs prix.

"Je crois que c'est de l'intérêt de tout le monde d'examiner les possibilités de (partager le réseau) pour tirer les conclusions de la nouvelle donne dans le mobile et rationaliser nos investissements, nos réseaux, tout en gardant notre capacité à nous différencier par la qualité de nos réseaux. C'est la limite de l'exercice", a-t-il ajouté.

France Télécom prévoit par ailleurs de lancer ses premières offres commerciales "4G" au premier semestre de l'an prochain tout en poursuivant le déploiement de son réseau très haut débit mobile, afin de couvrir une quinzaine de villes en France d'ici l'été 2013.

Le PDG de France Télécom s'est en outre dit satisfait du fonctionnement actuel du régulateur du secteur des télécoms (Arcep), que le gouvernement envisage de rapprocher du gendarme de l'audiovisuel (CSA) dont les prérogatives risquent d'être mises à mal par le développement de la télévision connectée à internet.

"Je ne fais pas partie de ceux qui critiquent systématiquement le régulateur dans l'exercice de ses missions (...) On a à coeur d'entretenir une relation de travail constructive avec le régulateur", a dit Stéphane Richard, estimant que le changement d'organisation ne devrait avoir qu'un impact limité pour le secteur.

"L'Arcep tel qu'il fonctionne aujourd'hui me va. Si le gouvernement estime qu'il y a un intérêt pour le pays à ce qu'il y ait un système plus simple, peut-être que tout en maintenant l'élasticité de chacune des industries, télécoms ou médias, pourquoi pas."

Benjamin Mallet et Alice Cannet, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>France T&eacute;l&eacute;com discute avec ses concurrents en vue de partager le r&eacute;seau mobile de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (3G), a d&eacute;clar&eacute; jeudi &agrave; Reuters son PDG St&eacute;phane Richard, en marge de l'universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; du Medef. /Photo prise le 30 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>