Vivendi écarte la piste d'une scission, plan d'économies à SFR

jeudi 30 août 2012 16h26
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Vivendi a mis un terme jeudi à une partie des spéculations qui entourent sa nouvelle stratégie en écartant le scénario d'une scission entre ses activités de télécoms et de médias.

Le groupe a également annoncé un plan d'économies de 500 millions d'euros pour sa filiale SFR, qui prévoit de nouvelles offres à la rentrée pour riposter à la concurrence accrue sur le marché du mobile.

L'opérateur a souffert au premier semestre de l'arrivée de Free mobile, filiale d'Iliad, contribuant au recul de 12,7% du résultat opérationnel ajusté de sa maison mère Vivendi.

L'action Vivendi a touché un plus bas de neuf ans en avril, conduisant le conglomérat à engager une réflexion sur son périmètre qui regroupe des activités de télécoms et de médias sans fortes synergies entre elles.

Deux mois après le départ brutal de son dirigeant Jean-Bernard Lévy, le groupe a signifié jeudi qu'il comptait se donner du temps pour mettre en oeuvre une nouvelle stratégie.

"Nous estimons qu'il y a une nécessité d'agir vis-à-vis de nos actionnaires, mais nous ne sommes pas en 2002, nous ne sommes pas contraints de vendre ou d'agir immédiatement", a déclaré le directeur financier Philippe Capron, en faisant référence aux graves difficultés financières qui avaient obligé Vivendi à se délester de nombreux actifs il y a dix ans.

Jean-Bernard Lévy a quitté la tête de Vivendi sur fond de désaccord stratégique, donnant lieu à une débauche de scénarios, allant de cessions ciblées à un démantèlement pur et simple.

"Clairement, un scénario de scission brutale, les médias d'un côté, les télécoms de l'autre (...) ne fonctionne pas", a dit Philippe Capron, expliquant que l'opération poserait des difficultés pour répartir la dette de 14 milliards d'euros du conglomérat.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Dubos (&agrave; droite), pr&eacute;sident du directoire de Vivendi depuis le d&eacute;part brutal de Jean-Bernard L&eacute;vy, en compagnie du directeur financier du groupe Philippe Capron. Vivendi a annonc&eacute; un plan d'&eacute;conomies de 500 millions d'euros pour sa filiale SFR, qui a souffert au premier semestre de l'arriv&eacute;e de Free mobile, filiale d'Iliad. /Photo prise le 30 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Mal Langsdon</p>