27 août 2012 / 16:08 / il y a 5 ans

Iliad obtient un prêt de 200 millions d'euros de la BEI

<p>Le fondateur d'Iliad Xavier Niel. L'op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms fran&ccedil;ais, maison-m&egrave;re de la marque Free, a sign&eacute; un accord avec la Banque europ&eacute;enne d'investissement (BEI) lui donnant acc&egrave;s &agrave; un pr&ecirc;t de 200 millions d'euros destin&eacute; &agrave; financer le d&eacute;ploiement de son r&eacute;seau &agrave; tr&egrave;s haut d&eacute;bit. /Photo prise le 8 mars 2012/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - L'opérateur télécoms Iliad a signé un accord avec la Banque européenne d'investissement (BEI) lui donnant accès à un prêt de 200 millions d'euros destiné à financer le déploiement de son réseau à très haut débit.

Iliad, numéro deux dans le fixe en France derrière France Télécom, prévoit d'utiliser les deux tiers de la somme pour la construction de son réseau de fibre optique, le reste devant servir à augmenter la vitesse de son réseau existant basé sur la technologie ADSL.

"Le retour d'investissement sur la fibre est de plus de dix ans. Nous avons besoin de financements plus longs que ce que les banques nous offrent pour nous permettre d'amortir l'investissement", a expliqué le fondateur d'Iliad Xavier Niel lors d'une conférence de presse organisée lundi.

Le prêt accordé par la BEI est remboursable sur une période de neuf ans alors que la durée des prêts octroyés par les banques va généralement jusqu'à cinq ans. Iliad a un an à partir de la signature de l'accord pour utiliser le prêt, dont le taux d'intérêt dépendra des conditions de marché au moment de son activation.

Iliad avait déjà obtenu un prêt de la BEI en 2010 pour un montant de 150 millions d'euros.

La BEI, qui a pour actionnaires les 27 Etats membres de l'Union européenne, a fait du secteur des télécoms l'une de ses priorités afin de favoriser le déploiement de réseaux à grande vitesse dans la région. L'Union européenne ambitionne de connecter 50% des foyers au haut débit d'ici 2020.

Le déploiement de la fibre optique tarde toutefois à décoller en Europe car de nombreux opérateurs télécoms ont été affaiblis par le ralentissement de la demande des consommateurs, l'impact de mesures réglementaires et la concurrence d'acteurs du monde de la technologie tels Apple, Google ou Skype.

L'Union européenne ne comptait que cinq millions d'abonnés à la fibre fin 2011, sur 500 millions d'habitants. A titre de comparaison, il y avait 20 millions d'abonnés à la fibre au Japon en 2010 alors que la population de l'archipel représente moins d'un quart de celle de l'UE.

Les opérateurs ont bataillé afin que le régulateur ait la main légère concernant la régulation de la fibre optique, et ils ont remporté une bataille clef en juillet lorsque la Commission européenne a renoncé à un projet qui les aurait obligé à partager leurs nouveaux réseaux de fibre avec leurs concurrents.

La BEI prévoit de prêter environ 4 milliards d'euros aux opérateurs télécoms européens cette année, un chiffre qui augmentera probablement en 2013, a déclaré lundi son vice-président Philippe de Fontaine Vive.

Il a précisé que l'institution européenne était également en discussions avec France Télécom pour un prêt destiné à financer ses activités dans un pays européen autre que la France, dont il n'a pas souhaité donner le nom.

L'opérateur historique est présent en Grande-Bretagne via une coentreprise avec Deutsche Telekom, ainsi qu'en Espagne et en Pologne notamment.

Leila Abboud, Gwénaëlle Barzic pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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