Olympus à nouveau menacé par la justice, aux USA et au Japon

mercredi 1 août 2012 10h51
 

TOKYO (Reuters) - Le japonais Olympus, frappé en octobre dernier par un vaste scandale comptable, a confirmé que sa filiale américaine était sous le coup d'une enquête pour avoir peut-être enfreint une loi sur la corruption, selon des propos du président du conseil d'administration, rapportés mercredi par la télévision Bloomberg.

Yasuyuki Kimoto a annoncé, dans un entretien qui datait du 23 juillet, qu'Olympus avait dû donner des renseignements en octobre au département de la Justice américain sur des trajets et des repas payés à des médecins lors d'un programme de formation.

Ces dépenses du fabricant d'appareils photos et de matériel médical pourraient avoir enfreint le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA).

Olympus a, par ailleurs, confirmé mercredi être poursuivi en justice par Terumo, un équipementier médical qui possède 2,5% du fabricant et qui demande 6,6 milliards de yens (68,5 millions d'euros) de réparations pour les pertes subies en bourse à la suite du scandale comptable révélé en octobre.

Terumo, qui cherche à s'allier avec Olympus, de même que Sony et Fujifilm, est le premier investisseur institutionnel à attaquer l'entreprise, dans ce que certains analystes voient comme une stratégie pour que son offre soit considérée plus sérieusement.

"Cela m'apparaît comme un brusque signal d'alarme auprès d'Olympus, pour les amener à la table de négociations", a commenté Nicholas Benes, qui dirige l'Institut de formation d'administrateurs du Japon.

Terumo a proposé d'investir 640 millions de dollars (520 millions d'euros) au sein d'Olympus, à court de liquidités depuis le scandale entraîné par la révélation, faite par l'ancien directeur général Michael Woodword, que l'entreprise falsifiait ses comptes depuis les années 1990 pour camoufler des pertes liées à de mauvais investissements.

A la clôture de la bourse de Tokyo, l'action Olympus avait perdu 6,76%, à 1.380 yens. Depuis octobre, la valeur en bourse de l'entreprise a chuté de 44%.

Tim Kelly, Linda Sieg, Reiji Murai, Sophie Knight, Junko Fujita et Dominic Lau, Julien Dury pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Le japonais Olympus, frapp&eacute; en octobre dernier par un vaste scandale comptable, a confirm&eacute; que sa filiale am&eacute;ricaine &eacute;tait sous le coup d'une enqu&ecirc;te pour avoir peut-&ecirc;tre enfreint une loi sur la corruption. /Photo prise le 19 juin 2012/REUTERS/Yuriko Nakao</p>