L'absence de prévisions fait plonger le titre Facebook

jeudi 26 juillet 2012 23h33
 

par Alexei Oreskovic

SAN FRANCISCO (Reuters) - Les premiers résultats trimestriels de Facebook n'ont nullement apaisé les craintes des investisseurs sur la capacité du premier réseau communautaire mondial à endiguer un ralentissement de la croissance de ses revenus, ce qui a provoqué un plongeon du titre en après-Bourse.

La société américaine, qui a connu une entrée en Bourse mouvementée en mai dernier, a réalisé sur le deuxième trimestre un chiffre d'affaires en progression de 32%, à 1,18 milliard de dollars, alors que les analystes financiers avaient anticipé 1,15 milliard de dollars, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Mais, contrairement à ce qu'avaient espéré bon nombre d'investisseurs, le groupe n'a pas fourni de prévisions pour le trimestre en course, ce qui a été perçu comme un mauvais signe par les intervenants de marché.

"Le fait qu'il n'y a pas de prévisions dans le communiqué de presse va amener certains à se demander si les objectifs annuels sont en mesure d'être atteints", a estimé Richard Greenfield, analyste chez BTG.

"Très clairement, la croissance ralentit aussi bien en termes de revenus qu'en termes d'utilisateurs et sans des prévisions pour amener les gens à croire en la croissance, il y a un risque de susciter la défiance."

Après la clôture de Wall Street, le titre Facebook a ainsi chuté de 11% pour tomber à un nouveau plus bas de 23,94 dollars.

A l'issue de la session régulière de Wall Street, l'action avait déjà plongé de 8,50% dans la foulée de l'effondrement de l'action Zynga.

Cette dernière a plongé de 37,48% à 3,175 dollars, touchant en séance un plus bas historique, après que le fabricant de jeux pour Facebook a drastiquement revu en baisse sa prévision pour l'ensemble de 2012.   Suite...

 
<p>Facebook a annonc&eacute; un chiffre d'affaires du deuxi&egrave;me trimestre sup&eacute;rieur aux attentes, ce qui n'emp&ecirc;che pas le titre du premier site communautaire mondial de poursuivre sa baisse dans des &eacute;changes d'apr&egrave;s-Bourse. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>