L'UE accepte les nouvelles concessions de Google

mardi 24 juillet 2012 21h18
 

BRUXELLES (Reuters) - Les autorités de la concurrence européennes ont accepté les nouvelles concessions proposées par Google pour régler à l'amiable une enquête pour abus de position dominante, a annoncé mardi la Commission européenne.

La Commission européenne exige que le numéro un mondial de la recherche sur internet fasse des concessions qui couvrent tous les supports, des ordinateurs aux tablettes en passant par les autres terminaux mobiles.

L'exécutif européen n'a pas donné de détail sur le contenu des dernières concessions proposées par Google mais il a indiqué qu'elles formaient la base de discussions techniques ultérieures.

"Je peux confirmer que nous avons trouvé un bon terrain d'entente basé sur les propositions de Google", a déclaré un porte-parole de la Commission.

Le commissaire européen à la concurrence Joaquin Almunia tient mercredi une conférence de presse. Selon une source de Reuters, une annonce sur Google devrait être faite à cette occasion.

Joaquin Almunia a signalé quatre principaux griefs. Google est soupçonné d'avoir favorisé ses propres services au détriment des autres et d'avoir copié des contenus d'autres sites sans leur autorisation, notamment des avis d'internautes sur des restaurants et des loisirs.

Google est également soupçonné d'avoir conclu des contrats publicitaires qui empêchent ses concurrents de signer des accords similaires, et d'avoir prévu des mesures restrictives dans ses contrats avec les fabricants de logiciels qui bloquent l'accès des publicitaires à d'autres moteurs de recherche.

La Commission européenne a ouvert l'enquête en novembre 2010 sur plaintes de plusieurs de ses concurrents, dont Microsoft.

Foo Yun Chee, Benoit Van Overstraeten et Nicolas Delame pour le service français

 
<p>Les autorit&eacute;s de la concurrence europ&eacute;ennes ont accept&eacute; les nouvelles concessions propos&eacute;es par Google pour r&eacute;gler &agrave; l'amiable une enqu&ecirc;te pour abus de position dominante. L'ex&eacute;cutif europ&eacute;en n'a pas donn&eacute; de d&eacute;tail sur le contenu des derni&egrave;res concessions propos&eacute;es par Google. /Photo d'archives/REUTERS/Krishnendu Halder</p>