Les hotlines télécoms resteront gratuites, promet Fleur Pellerin

mardi 24 juillet 2012 11h08
 

PARIS (Reuters) - Il n'est pas question de revenir sur la gratuité de l'assistance téléphonique, déclare la ministre déléguée à l'Économie numérique Fleur Pellerin, qui exclut également une remise à plat de la législation dans ce domaine.

Le gouvernement doit présenter à la rentrée une série de mesures de soutien aux opérateurs de téléphonie mobile pour éviter des licenciements dans le secteur et relocaliser certains emplois, notamment des centres d'appels installés à l'étranger.

Un assouplissement de la loi Chatel et la mise en place de hotlines payantes étaient citées comme de possibles pistes dans la presse, des mesures jugées pénalisantes pour les consommateurs par une partie de l'opposition.

"Moyennant un effort financier minime, on peut créer de l'emploi", déclare Fleur Pellerin dans un entretien paru mardi dans Le Parisien. "Mais il n'est pas question de remettre en cause les acquis des consommateurs", ajoute-t-elle, rejetant l'idée de la mise en place de lignes d'assistance payantes ou d'une remise à plat de la loi Chatel.

La ministre rejette en particulier l'idée de supprimer la mesure permettant de mettre un terme à son contrat avant son terme. La loi Chatel prévoit la possibilité, au bout d'un an d'engagement, de résilier son contrat en s'acquittant de seulement 25% des montants restant dus à l'opérateur.

Fleur Pellerin déclare en revanche avoir lancé une concertation sur le subventionnement des téléphones dans les forfaits. "Ces appareils ne sont pas fabriqués en France, ils ne rapportent donc pas à notre industrie", dit-elle.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

 
<p>La ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e &agrave; l'&Eacute;conomie num&eacute;rique Fleur Pellerin assure dans Le Parisien qu'il n'est pas question de revenir sur la gratuit&eacute; de l'assistance t&eacute;l&eacute;phonique et exclut &eacute;galement une remise &agrave; plat de la l&eacute;gislation dans ce domaine. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor</p>