Les mesures de Montebourg pour la téléphonie en débat

lundi 23 juillet 2012 12h23
 

PARIS (Reuters) - Les mesures de soutien aux opérateurs de téléphonie mobile envisagées par le gouvernement pour éviter des licenciements dans le secteur et relocaliser certains emplois divisent la classe politique, partagée entre intérêt des consommateurs et protection de l'emploi.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg doit présenter à la rentrée une série de mesures pour éviter des coupes dans les effectifs chez les opérateurs historiques.

SFR, filiale de Vivendi et Bouygues Telecom ont tous les deux annoncé des plans de départ volontaires pour faire face à des conditions économiques plus difficiles et à l'arrivée de Free sur le marché du mobile.

Le gouvernement envisage notamment un assouplissement de la loi Chatel, qui comporte plusieurs mesures de protection des consommateurs, dont la possibilité, au bout d'un an d'engagement, de résilier son contrat en s'acquittant de seulement 25% des montants restant dus à l'opérateur.

Arnaud Montebourg a par ailleurs suggéré aux dirigeants des opérateurs de télécoms de transférer en France l'intégralité de leurs centres d'appels, dont une part importante est délocalisée au Maroc et en Tunisie.

Des pistes vivement critiquées par Luc Chatel, qui fut secrétaire d'Etat UMP à la Consommation.

"Le gouvernement veut prendre les consommateurs en otage (...) (et il) se retrouve dans une situation absurde : les socialistes défendent les intérêts des grands opérateurs face aux consommateurs", dit-il lundi dans un entretien au Parisien.

"Le vrai débat, c'est celui de la compétitivité des entreprises françaises. C'est parce que le coût du travail est plus cher en France qu'ailleurs que le secteur des télécoms délocalise ses centres d'appels depuis des années", ajoute-t-il.

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<p>Entre int&eacute;r&ecirc;t des consommateurs et protection de l'emploi, la classe politique se montre divis&eacute;e sur les mesures de soutien aux op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile envisag&eacute;es par le gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>