Microsoft essuie une perte au 4e trimestre mais bat le consensus

vendredi 20 juillet 2012 08h26
 

par Bill Rigby

NEW YORK (Reuters) - Microsoft a publié jeudi soir la première perte trimestrielle de son histoire en tant que société cotée, après avoir passé une lourde charge au titre de la dépréciation de son activité de services publicitaires en ligne.

Mais en excluant la dépréciation, qui avait été annoncée au début du mois, et en prenant en compte des revenus Windows différés, le numéro un mondial des logiciels a en réalité dépassé les attentes de Wall Street, ce qui a fait grimper le titre dans les échanges d'après-Bourse.

Microsoft a eu du mal ces dernières années à rivaliser avec les nouveaux géants du secteur technologique que sont Apple et Google, mais certains acteurs du marché voient dans le lancement de son nouveau système d'exploitation Windows 8, prévu le 26 octobre, l'occasion pour le groupe de regagner du terrain.

Au titre de son quatrième trimestre fiscal, Microsoft a fait état d'une perte nette de 492 millions de dollars, soit 6 cents par action, à comparer avec un bénéfice de 5,87 milliards de dollars, ou 69 cents par action, un an plus tôt.

Microsoft n'avait pas accusé de perte trimestrielle depuis son entrée en Bourse en 1986.

La perte était cependant attendue, Microsoft ayant annoncé au début du mois le passage d'une charge comptable de 6,2 milliards de dollars au titre de la dépréciation de l'écart d'acquisition (goodwill) de sa division de services publicitaire en ligne, aQuantive, rachetée en 2007.

Le chiffre d'affaires de Microsoft a crû de 4% à 18 milliards de dollars, freiné toutefois par le ralentissement des ventes de PC équipés du célèbre système d'exploitation Windows. Le marché tablait sur des ventes de 18,1 milliards de dollars.

CRÉDIBILITÉ RETROUVÉE   Suite...

 
<p>Microsoft, num&eacute;ro un mondial des logiciels, a publi&eacute; jeudi soir la premi&egrave;re perte trimestrielle de son histoire en tant que soci&eacute;t&eacute; cot&eacute;e, apr&egrave;s avoir pass&eacute; une lourde charge au titre de la d&eacute;pr&eacute;ciation de la valeur de ses activit&eacute;s internet. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>