1ère perte trimestrielle depuis plus de 25 ans pour Microsoft

jeudi 19 juillet 2012 23h08
 

NEW YORK (Reuters) - Microsoft a publié jeudi soir la première perte trimestrielle de son histoire en tant que société cotée, après avoir passé une lourde charge au titre de la dépréciation de son activité de services publicitaires en ligne.

Le numéro un mondial des logiciels a fait état d'une perte nette de 492 millions de dollars, soit 6 cents par action, à comparer avec un bénéfice de 5,87 milliards de dollars, ou 69 cents par action, sur la même période un an plus tôt.

Son chiffre d'affaires a crû de 4% à 18 milliards de dollars, freiné toutefois par le ralentissement des ventes de PC équipés du célèbre système d'exploitation Windows. Le marché tablait sur des ventes de 18,1 milliards de dollars.

Microsoft n'avait pas accusé de perte trimestrielle depuis son entrée en Bourse en 1986.

La perte était cependant attendue, Microsoft ayant annoncé au début du mois le passage d'une charge comptable de 6,2 milliards de dollars au titre de la dépréciation de l'écart d'acquisition (goodwill) de sa division de services publicitaire en ligne, aQuantive, rachetée en 2007.

Microsoft a par ailleurs différé 540 millions de dollars de revenus Windows en raison d'une promotion proposée aux clients qui achèteront des ordinateurs équipés de Windows 7 avant le lancement de Windows 8, prévu le 26 octobre prochain.

En excluant la dépréciation mais en prenant en compte les revenus différés, Microsoft a dit avoir dégagé un bénéfice trimestriel de 67 cents par action.

Sur cette base, les analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S s'attendaient à un bénéfice de 62 cents par action.

L'action Microsoft progressait de 1,7% en échanges d'après-Bourse, après avoir clôturé à 30,67 dollars sur le Nasdaq.

Bill Rigby, Natalie Huet pour le service français

 
<p>Microsoft, num&eacute;ro un mondial des logiciels, a publi&eacute; jeudi soir la premi&egrave;re perte trimestrielle de son histoire en tant que soci&eacute;t&eacute; cot&eacute;e, apr&egrave;s avoir pass&eacute; une lourde charge au titre de la d&eacute;pr&eacute;ciation de la valeur de ses activit&eacute;s internet. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>