Un FAI associatif au chevet des zones blanches

mardi 17 juillet 2012 08h54
 

par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - C'est un câble noir qui court le long d'un mur couvert de graffiti, passe sous les grillages et les herbes folles pour rejoindre, à 300 mètres, un centre de traitement de données, porte d'entrée vers internet.

À l'autre bout de ce câble de fibre optique, dans un entrepôt toulousain devenu résidence d'artistes, quelques passionnés ont branché des ordinateurs et des antennes pour créer Tetaneutral.net, un fournisseur d'accès à internet (FAI) associatif.

Ces "bidouilleurs", ainsi qu'ils se définissent, proposent des connexions internet pour les particuliers et les entreprises afin d'"éclairer le débat sur la neutralité du réseau" et d'apporter des solutions aux communes situées en "zones blanches", qui ne sont pas raccordées à internet.

"Mis à part l'échelle, on a la même structure que les gros opérateurs, au point de vue légal et technologique. Et on est enregistrés auprès de l'Arcep", le gendarme des télécoms, souligne Laurent Guerby, président de Tetaneutral et ingénieur de formation.

Au sommet de l'entrepôt, pointées vers l'horizon, de petites antennes blanches permettent de redistribuer vers les abonnés le débit acheminé jusque là par la fibre optique.

Ces "antennes directionnelles" émettent sur des fréquences libres d'utilisation et "coûtent entre 60 et 100 euros", précise le bénévole, qui explique qu'on peut ainsi créer un FAI avec un peu de paperasse et une mise initiale de 12.000 euros.

"LE FAI A UN GROS POUVOIR"

"Tout le monde peut poser des antennes, sous réserve du respect des normes d'émissions et du non-brouillage des autres utilisateurs", confirme de son côté l'Arcep, qui précise que la procédure de création d'un FAI est purement déclarative.   Suite...

 
<p>Quelques passionn&eacute;s ont branch&eacute; des ordinateurs et des antennes dans un entrep&ocirc;t toulousain pour cr&eacute;er Tetaneutral.net, un fournisseur d'acc&egrave;s &agrave; internet (FAI) associatif cr&eacute;&eacute; pour proposer des connexions internet aux particuliers et aux entreprises situ&eacute;s en "zones blanches", des zones qui ne sont pas raccord&eacute;es &agrave; internet. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel</p>