L'Elysée confirme une seule cyber-attaque en 2012

mercredi 11 juillet 2012 20h36
 

PARIS (Reuters) - L'Elysée a été la cible d'une "grosse" cyber-attaque courant 2012 mais bien avant l'entrée en fonction de François Hollande le 15 mai, a-t-on indiqué mercredi dans l'entourage du chef de l'Etat.

Le Télégramme écrit mercredi que la présidence française a été la cible de deux cyber-attaques, dont l'une se serait produite entre le second tour de l'élection présidentielle, le 6 mai et l'investiture de François Hollande, le 15 mai.

Selon le quotidien, ces attaques auraient obligé les services gouvernementaux spécialisés à "reconstruire de fond en comble les systèmes d'information du palais de l'Élysée".

"Il n'y a pas eu d'attaque depuis que nous sommes arrivés", a-t-on encore assuré à l'Elysée.

Le quotidien breton dit avoir eu confirmation de ces attaques "de plusieurs sources" et explique qu'elles ont été tenues secrètes en raison de l'inquiétude grandissante que provoque la vulnérabilité des ordinateurs et des réseaux gouvernementaux.

Le sénateur Jean-Marie Bockel, qui doit rendre la semaine prochaine un rapport d'information sur le sujet, estime que le dispositif français de cyber-défense n'est pas adapté et que "la coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte".

Le Télégramme souligne le caractère "minimaliste" de la communication autour des attaques subies dernièrement par les services gouvernementaux (Bercy en mars 2011 et l'Élysée cette année), mais aussi Areva, en octobre 2011.

Celle contre le ministère de l'Economie aurait été bien plus sérieuse qu'on a bien voulu le dire. La vertueuse description officielle des attaquants comme "venant d'Asie" dissimulait mal les attaquants chinois, dit le quotidien.

Gérard Bon et Julien Ponthus, édité par Patrick Vignal

 
<p>L'Elys&eacute;e a &eacute;t&eacute; la cible de deux cyber-attaques, dont l'une datant de mai dernier. Non rendues publiques, elles ont mis en lumi&egrave;re des d&eacute;fauts de s&eacute;curit&eacute;, &eacute;crit mercredi Le T&eacute;l&eacute;gramme. /Photo prise le 3 mai 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>