SFR et Bouygues Telecom taillent dans leurs effectifs

mardi 3 juillet 2012 19h52
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'opérateur SFR a dévoilé mardi un plan de réorganisation de ses activités qui prévoit des suppressions d'effectifs, des réductions de dépenses et une refonte des offres pour tenter de riposter à la guerre des prix sur le marché français du mobile.

Déstabilisée par l'arrivée en janvier du nouvel entrant Free mobile, la filiale de Vivendi ambitionne de réaliser 500 millions d'économies en 2013 en plus des 450 millions déjà prévus pour cette année, a-t-on appris de source syndicale.

Le plan a été présenté aux représentants du personnel par Stéphane Roussel, fraîchement nommé à la tête de l'opérateur après le départ brutal du président du directoire de Vivendi et PDG de SFR, Jean-Bernard Lévy, et du forfait de son successeur annoncé, Michel Combes.

Le redressement de SFR, qui représente plus de 40% du résultat opérationnel du Vivendi, est l'une des priorités du conglomérat, actuellement en pleine introspection sur sa stratégie et son périmètre d'activités et qui pourrait envisager des cessions d'actifs, voire une scission.

"Nous avons présenté aujourd'hui au comité central d'entreprise les grandes orientations stratégiques de SFR pour l'avenir", a déclaré à Reuters un porte-parole de l'opérateur.

"On a présenté une méthode et un calendrier. On va lancer un projet de réorganisation en novembre prochain", a-t-il ajouté, en précisant que l'objectif était de "restaurer la compétitivité de SFR sur le marché".

La direction a annoncé qu'un plan de départs volontaires serait engagé, plan dont les modalités seront soumises en novembre à des négociations avec les organisations syndicales, en même temps que le plan de réorganisation, a précisé le porte-parole.

Il n'a pas souhaité préciser combien de personnes seraient concernées par ce plan de départs volontaires ni l'ampleur des réductions de coûts que souhaite mettre en oeuvre l'opérateur qui emploie au total 10.000 personnes.   Suite...

 
<p>Les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms SFR et Bouygues Telecom, &eacute;prouv&eacute;s par le lancement d'offres &agrave; prix chocs mi-janvier de Free Mobile, ont d&eacute;voil&eacute; mardi des plans de d&eacute;parts volontaires. La filiale de Vivendi veut &eacute;conomiser pr&egrave;s 500 millions d'euros et celle du g&eacute;ant du BTP menace de supprimer plus de 500 emplois. /Photo d'archives/REUTERS</p>