Les hypothèses pleuvent après le chamboule-tout à Vivendi

vendredi 29 juin 2012 20h54
 

par Gwénaëlle Barzic et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Le départ de Jean-Bernard Lévy de la présidence du directoire de Vivendi ouvre la voie à un redécoupage du premier groupe européen de divertissement et de télécoms dont les modalités et l'ampleur restent encore à préciser.

L'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard et l'opérateur Maroc Telecom apparaissent en haut de la liste des candidats possibles à une cession, disent banquiers et analystes, mais le scénario d'une scission du conglomérat, sur le modèle de News Corp, n'est pas à exclure.

"Regardez ce que vient d'annoncer Murdoch, regardez tous les précédents de scission dont l'exécution a été bien menée, cela lève la décote de conglomérat et crée énormément de valeur pour tous les actionnaires", a dit une source proche du dossier, ajoutant que Jean-Bernard Lévy était opposé à une telle opération alors que le président du conseil de surveillance, Jean-René Fourtou est "bien plus pragmatique".

Face aux mauvaises performances de son cours en Bourse, Vivendi s'interroge depuis plusieurs mois sur sa stratégie et sur la pertinence de son périmètre d'activité, une réflexion ouvertement exprimée dans une lettre aux actionnaires du 27 mars cosignée par Jean-Bernard Lévy et Jean-René Fourtou.

Le coup de théâtre de jeudi a cependant fait apparaître les divergences entre les deux dirigeants sur les solutions à apporter pour redresser un titre qui a touché au printemps un plus bas de neuf ans, plombé par les difficultés de l'opérateur SFR.

Pour les analystes, c'est le signal d'un virage stratégique au sein du groupe.

"Avec ce qui est en train de se passer, on peut penser qu'il va y avoir un important changement de périmètre, une modification assez forte de ce conglomérat", estime Yohan Salleron, gérant de fonds à Mandarine Gestion à Paris.

"En revanche, cela semble trop tôt pour acheter dans la mesure où nous n'avons aucune idée de ce qui va se passer. On ne sait pas ce qu'on achète aujourd'hui", ajoute-t-il.   Suite...

 
<p>Le d&eacute;part de Jean-Bernard L&eacute;vy de la pr&eacute;sidence du directoire de Vivendi ouvre la voie &agrave; un red&eacute;coupage du premier groupe europ&eacute;en de divertissement et de t&eacute;l&eacute;coms dont les modalit&eacute;s et l'ampleur restent encore &agrave; pr&eacute;ciser. /Photo prise le 1er mars 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>