Viadeo vise toujours une entrée en Bourse, malgré Facebook

mercredi 13 juin 2012 20h15
 

par Tarmo Virki et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Les récents déboires boursiers de Facebook, le premier réseau social mondial, n'ont pas découragé le français Viadeo, qui pourrait relancer son projet d'introduction en Bourse d'ici deux ou trois ans, a déclaré mercredi son directeur de la stratégie et du développement, Olivier Fécherolle.

Invité du sommet Reuters des médias et des technologies, il a relativisé l'impact des débuts boursiers chaotiques du groupe américain, perturbés par des défaillances techniques et un prix d'introduction jugé trop élevé.

Plusieurs acteurs du secteur ont vu leurs cours chahutés dans la foulée, la déception Facebook ayant révélé les craintes d'une nouvelle bulle internet.

"Le fait que la valorisation de LinkedIn se soit maintenue après l'IPO de Facebook montre que les investisseurs savent faire la différence entre les entreprises", a-t-il estimé, en faisant référence à son principal concurrent.

"Les réseaux sociaux professionnels sont bien valorisés. Ce sont des business plus classiques mais qui génèrent des revenus solides", a-t-il dit.

LinkedIn, qui compte plus de 160 millions de membres dans le monde, a vu son action doubler par rapport à son cours d'introduction en Bourse. L'action de Facebook affiche quant à elle une baisse de 28% depuis sa première cotation en mai.

Viadeo, qui avait reporté un projet d'introduction en Bourse en mai 2011, pourrait relancer l'opération d'ici deux ou trois ans, a indiqué Olivier Fécherolle lors du sommet organisé par Reuters à Paris, New York et Londres.

Dans l'intervalle, il prévoit d'utiliser les 24 millions d'euros levés lors de son dernier tour table pour financer son expansion à l'international.   Suite...

 
<p>Olivier F&eacute;cherolle, directeur de la strat&eacute;gie et du d&eacute;veloppement de Viadeo. Les r&eacute;cents d&eacute;boires boursiers de Facebook, le premier r&eacute;seau social mondial, n'ont pas d&eacute;courag&eacute; le r&eacute;seau fran&ccedil;ais, qui pourrait relancer son projet d'introduction en Bourse d'ici deux ou trois ans. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>