L'UE offre à Google une occasion de régler son dossier antitrust

lundi 21 mai 2012 15h09
 

BRUXELLES (Reuters) - Les autorités européennes ont offert à Google une opportunité de régler à l'amiable l'enquête ouverte sur les soupçons d'abus de position dominante après des plaintes de Microsoft et de plusieurs autres concurrents, a déclaré lundi Joaquin Almunia, le commissaire à la Concurrence.

Joaquin Almunia a déclaré qu'il était aussi désireux que Google d'éviter des procédures longues, précisant que le groupe américain, numéro un mondial de la recherche sur internet, avait quelques semaines pour proposer des solutions à la Commission.

"J'accorde aujourd'hui à Google une opportunité de proposer des remèdes pour répondre aux problèmes que nous avons identifiés", a-t-il dit lors d'un point de presse.

Si l'exécutif européen juge ces remèdes acceptables, il mettra fin à l'enquête ouverte il y a 18 mois, a-t-il ajouté.

Google a déclaré pour sa part être en désaccord avec l'avis de la commission de la Concurrence selon lequel il aurait pu abuser de sa position dominante, tout en se disant ouvert à de nouvelles discussions en vue de résoudre le problème.

La Commission européenne a ouvert une enquête sur Google en novembre 2010 sur plaintes de ses concurrents, qui l'accusent de manipuler les résultats de ses services de recherche pour promouvoir ses propres services au dépens des leurs.

Seize plaintes ont été pour le moment déposées contre Google dans le cadre de cette procédure, les dernières provenant d'agences de voyage en ligne comme TripAdvisor, Opodo et eDreams.

La Commission peut infliger des amendes allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global en cas d'infraction à la réglementation européenne et a déjà fait payer des amendes de plusieurs millions d'euros, notamment à Microsoft et Intel, dans le passé.

Foo Yun Chee, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Natalie Huet

 
<p>Les autorit&eacute;s europ&eacute;ennes ont offert &agrave; Google une opportunit&eacute; de r&eacute;gler &agrave; l'amiable l'enqu&ecirc;te ouverte sur les soup&ccedil;ons d'abus de position dominante apr&egrave;s des plaintes de Microsoft et de plusieurs autres concurrents. /Photo d'archives/REUTERS/Krishnendu Halder</p>