3 mai 2012 / 09:15 / il y a 5 ans

France Télécom résiste malgré l'offensive Free

<p>France T&eacute;l&eacute;com a r&eacute;ussi &agrave; limiter l'impact sur ses revenus du lancement de Free Mobile au premier trimestre en d&eacute;pit de d&eacute;fections nombreuses chez ses clients, temp&eacute;rant le pessimisme du march&eacute; sur sa capacit&eacute; &agrave; traverser ces turbulences. /Photo d'archives/R&eacute;gis Duvignau</p>

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - France Télécom a réussi à limiter l'impact sur ses revenus du lancement de Free Mobile au premier trimestre en dépit de défections nombreuses chez ses clients, tempérant le pessimisme du marché sur sa capacité à traverser ces turbulences.

L'opérateur historique a essuyé un recul de son chiffre d'affaires global et de sa marge sous l'effet de la baisse de ses revenus en France, dont l'ampleur s'est toutefois révélée inférieure aux craintes du marché.

Le groupe a notamment bénéficié du contrat d'itinérance conclu avec le nouvel entrant pour l'utilisation de son réseau, qui rapportera davantage que prévu à France Télécom.

A 10h50, le titre gagne 2,3% à 10,48 euros, alors que le CAC 40 et l'indice sectoriel des télécoms européens prennent 0,96%.

"Le mobile en France a été plus résistant que prévu", commentent les analystes de Jefferies dans une note, en saluant également la maîtrise des coûts commerciaux, restés stables sur la période malgré une concurrence accrue avec le lancement début janvier de Free sur le marché du mobile.

Les résultats de France Télécom, premier des opérateurs à communiquer ses trimestriels, étaient très attendus par le marché pour établir un premier diagnostic de l'impact du quatrième entrant sur le marché français, bien que France Télécom ne communique pas le détail de ses marges par division.

L'opérateur historique a enregistré au total 615.000 pertes de clients dans le mobile en France lors des trois premiers mois de l'année, un chiffre à comparer aux 219.000 départs enregistrés sur la période correspondante l'an dernier.

Les demandes de portabilité "sont revenues depuis les deux dernières semaines de mars au niveau d'avant l'arrivée de Free sur le marché", a commenté le directeur financier Gervais Pellissier lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"Les pertes de clients sont un peu supérieures à ce que nous attendions mais ce qui est plus rassurant, c'est que le groupe indique que le tumulte provoqué par l'arrivée de Free sur le marché semble se calmer", estime Guy Peddy, de Macquarie, qui se dit un peu plus optimiste même si "beaucoup de travail reste à accomplir".

<p>Le directeur financier de France T&eacute;l&eacute;com Gervais Pellissier. L'op&eacute;rateur historique a r&eacute;ussi &agrave; limiter l'impact sur ses revenus du lancement de Free Mobile au premier trimestre en d&eacute;pit de d&eacute;fections nombreuses chez ses clients, temp&eacute;rant le pessimisme du march&eacute; sur sa capacit&eacute; &agrave; traverser ces turbulences. /Photo d'archives/Jacky Naegelen</p>

NOUVELLES PERSPECTIVES ATTENDUES À L'ÉTÉ

Sur l'ensemble du premier trimestre, le chiffre d'affaires global s'est établi à 10,92 milliards d'euros, en baisse de 1,8%, tandis que l'Ebitda retraité est ressorti à 3,43 milliards (-7,0%), donnant une marge de 31,4%, en repli de 1,7 point.

Le marché tablait sur un chiffre d'affaires de 10,81 milliards d'euros et un Ebitda de 3,45 milliards d'euros, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Le groupe a souffert de la baisse de 4,2% de ses ventes en France liée à l'impact de Free mobile sur son parc d'abonnés et sur les prix, qui a cependant été en partie compensé par les premiers revenus dégagés par le contrat d'itinérance conclu avec Free mobile, filiale du fournisseur d'accès à internet Iliad.

L'opérateur estime désormais qu'il devrait lui rapporter environ un milliard d'euros sur trois ans, contre la même somme sur six ans précédemment.

France Télécom, qui a redit viser un cash flow opérationnel proche de 8 milliards d'euros pour 2012, a en revanche confirmé qu'il ne maintenait plus les objectifs pour la période 2013 à 2015 annoncés en mai 2011 dans le cadre de son plan stratégique.

"Même si l'arrivé d'Iliad était attendu, le niveau de prix auquel il s'est positionné en janvier est plus bas que ce que nous avions pu anticiper en mai, voire ce que nous aurions pu anticiper encore au mois de novembre dernier", a expliqué Gervais Pellissier, en précisant que le groupe continuait d'anticiper un début de reprise pour l'an prochain.

"On a donné rendez-vous aux investisseurs à l'été pour leur indiquer ce que serait 2013", a-t-il ajouté.

En dépit des pressions sur ses marges et sur son chiffre d'affaires, France Télécom ne prévoit pas de réduction d'effectifs dans l'Hexagone, a précisé le directeur financier.

Les concurrents Bouygues et SFR ont engagé une série de mesures pour réduire leurs coûts.

Edité par Dominique Rodriguez

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