ST-Ericsson intensifie sa restructuration

lundi 23 avril 2012 19h51
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'entreprise en difficultés ST-Ericsson a donné un coup d'accélérateur à sa restructuration en annonçant lundi le transfert d'une partie de ses activités à sa maison-mère STMicroelectronics et la suppression de 1.700 emplois.

Confrontée à la baisse de la demande de son principal client Nokia, la coentreprise du franco-italien STMicroelectronics avec le suédois Ericsson espère ainsi réaliser 320 millions de dollars (244 millions d'euros) d'économies annuelles d'ici la fin de l'an prochain.

"Ce sera un effort douloureux mais nous devons le faire pour réduire nos coûts et abaisser notre seuil de rentabilité", a expliqué le directeur général Didier Lamouche lors d'une conférence téléphonique.

Nommé en décembre, le nouveau dirigeant du concepteur de puces pour appareils mobiles a ajouté que le groupe devrait également renouer avec la croissance de ses revenus pour espérer retrouver la rentabilité.

"Nous avons besoin des deux, des réductions de coûts mais aussi la croissance des revenus", a-t-il dit en expliquant que le groupe espérait regagner des parts de marché à partir de 2014.

1.700 RÉDUCTIONS D'EFFECTIFS

Le plan de redressement présenté lundi par le groupe, dont le siège est situé à Genève, prévoit 1.700 réductions d'effectifs, soit environ un quart du total de ses emplois dans le monde.

Une partie "conséquente" d'entre eux a toutefois vocation à réintégrer STMicroelectronics dans le cadre du partenariat prévu entre la filiale et sa maison mère dans les activités dédiées aux processeurs d'application, a indiqué Didier Lamouche, en précisant que le nombre d'emplois concernés se chiffrait à plusieurs centaines.   Suite...

 
<p>Hans Vestberg, le PDG d'Ericsson. ST-Ericsson, la coentreprise de STMicroelectronics avec Ericsson, a pr&eacute;sent&eacute; un plan de redressement lundi. Au programme, le transfert de son activit&eacute; processeurs &agrave; sa maison m&egrave;re franco-italienne, des r&eacute;ductions d'effectifs suppl&eacute;mentaires et la diminution du nombre de ses sites. /Photo d&rsquo;archives/REUTERS/Tyrone Siu</p>