Vodafone va racheter Cable & Wireless Worldwide

lundi 23 avril 2012 12h07
 

par Paul Sandle

LONDRES (Reuters) - L'opérateur mobile Vodafone a annoncé lundi le rachat de Cable & Wireless Worldwide (CWW) pour 1,04 milliard de livres sterling (1,28 milliard d'euros), afin de compléter son réseau mobile par un réseau fixe au Royaume-Uni pour faire face à la demande croissante de capacités de transport de données.

Le numéro un mondial de la téléphonie mobile par le chiffre d'affaires a expliqué que cette acquisition ferait de lui un acteur de premier plan dans les services fixes et mobiles aux entreprises britanniques, tout en lui permettant de réduire ses coûts en utilisant les réseaux de CWW au Royaume-Uni comme à l'international.

Vodafone offrira 38 pence par action aux actionnaires de sa cible, soit une prime de 92% sur le cours du titre avant sa première manifestation d'intérêt en février.

A la Bourse de Londres, l'action CWW gagnait 14% à 36,5 pence vers 9h40 GMT. Vodafone était pratiquement inchangé.

Depuis sa création par la scission de Cable & Wireless en mars 2010, CWW a émis trois avertissements sur ses résultats, connu trois directeurs généraux et suspendu le paiement de dividendes.

Une fois le rachat conclu, Vodafone pourra utiliser les 20.500 kilomètres de réseaux de fibre optique de sa nouvelle filiale pour acheminer une partie des données qui transitent actuellement par ses réseaux mobiles, un trafic dopé par l'essor des smartphones.

Le groupe loue actuellement des lignes fixes à BT et à d'autres opérateurs.

L'opération permettra aussi à Vodafone d'accroître son chiffre d'affaires sur le segment des entreprises et des grands comptes en intégrant les contrats de voix, données et hébergement de CWW, ainsi que son réseau international.   Suite...

 
<p>Vodafone Group a annonc&eacute; lundi avoir conclu le rachat de Cable &amp; Wireless Worldwide (CWW) pour 1,044 milliard de livres sterling (1,28 milliard d'euros), une op&eacute;ration qui doit lui permettre de compl&eacute;ter son r&eacute;seau mobile par un r&eacute;seau fixe au Royaume-Uni. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett</p>