Feu vert au projet de "cloud computing" d'Orange et Thales

vendredi 20 avril 2012 13h39
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a annoncé vendredi avoir agréé le projet de société de "cloud computing" à la française de Thales et Orange, permettant à la France de se doter d'un système de serveurs à distance sur son propre territoire.

Cette future société exploitera une "centrale numérique de confiance" -le pendant informatique d'une centrale électrique- et sera dotée d'un capital de 225 millions d'euros, dont un tiers apporté par la Caisse des dépôts, précisent dans un communiqué le ministre de l'Economie Eric Besson et le Commissaire général à l'investissement René Ricol.

Orange et Thales ont indiqué de leur côté qu'ils auraient initialement des participations respectives de 44,4% et 22,2% de la nouvelle société, qui est ouverte à l'entrée de nouveaux partenaires.

Un porte-parole de Capgemini a indiqué que des "voies de collaboration" avaient été identifiées avec Orange et Thales.

Le "cloud computing" ("informatique en nuage") consiste à stocker des données dans des superordinateurs appelés serveurs, regroupés par centaines de milliers dans de grands hangars appartenant le plus souvent à de grands groupes informatiques.

"Proposer une offre de cloud computing industrielle permettra à la France puis à l'Europe de se positionner sur un marché qui connaît une croissance à deux chiffres, aujourd'hui dominé par les grands acteurs américains", soulignent Orange et Thales dans un communiqué commun.

Un deuxième projet devait allier SFR (groupe Vivendi) et Dassault Systèmes. Mais l'éditeur de progiciels a renoncé début avril pour ne pas se retrouver en concurrence avec une autre structure, obligeant l'opérateur télécoms à rechercher un nouveau partenaire.

L'avantage du "cloud computing" est de libérer des capacités de stockage dans les réseaux informatiques puisqu'il suffit de se connecter à internet pour déposer et récupérer des fichiers.

L'inconvénient porte sur la sécurité des données, bons nombres des "fermes de serveurs" étant situées outre-Atlantique, ce qui à incité la France à lancer le programme baptisé "Andromède", avec des serveurs situés sur le territoire national.   Suite...