Olympus veut tourner la page et élit un conseil d'administration

vendredi 20 avril 2012 11h30
 

par Tim Kelly et Yoko Kubota

TOKYO (Reuters) - Les actionnaires d'Olympus ont approuvé vendredi la nomination d'un nouveau conseil d'administration, espérant ainsi tirer un trait sur le plus grand scandale financier traversé par le Japon depuis plusieurs décennies.

Lors d'une assemblée générale souvent chahutée, l'ancien directeur général britannique du groupe a toutefois menacé de la faire annuler, le conseil ayant refusé de répondre à une question écrite où Michael Woodford demandait des explications sur les motifs exacts de son licenciement.

Le conseil a estimé qu'il ne pouvait répondre à cette question en raison d'une procédure judiciaire en cours à ce sujet.

Limogé de la tête du groupe japonais en octobre, le Britannique a révélé peu après les premiers éléments d'un scandale comptable évalué à 1,7 milliard de dollars.

Les cinq derniers exercices comptables du groupe ont ainsi dû être corrigés, révélant un trou de 1,1 milliard de dollars (845 millions d'euros) dans son bilan.

Olympus sera dirigé par un nouveau tandem composé d'Hiroyuki Sasa, 56 ans, un vétéran depuis 30 ans dans le groupe et de Yasuyuki Kimoto, 63 ans, un ancien responsable de Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), principale banque créancière d'Olympus. Yasuyuki Kimoto prend la présidence du conseil d'administration.

A l'ouverture de cette AG de trois heures, à laquelle participaient plus d'un millier d'actionnaires, le président sortant et son conseil se sont levés et inclinés, afin de présenter leurs excuses, comme le veut la tradition japonaise.

Le titre Olympus a clôturé vendredi en hausse de 6,4%, sa plus forte progression depuis trois mois. Il avait chuté de 80% en octobre lors de la révélation du scandale. Il a réduit ses pertes de moitié depuis, affichant ainsi une capitalisation de 4,0 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros).

Jean-Michel Bélot pour le service français

 
<p>Les actionnaires d'Olympus ont approuv&eacute; vendredi la nomination d'un nouveau conseil d'administration, esp&eacute;rant ainsi tirer un trait sur le plus grand scandale financier travers&eacute; par le Japon depuis plusieurs d&eacute;cennies. /Photo prise le 3 avril 2012/REUTERS/Yuriko Nakao</p>