Apple prépare un correctif contre le ver Flashback

jeudi 12 avril 2012 13h31
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Apple a annoncé mercredi soir travailler à un correctif pour dénicher et éradiquer le ver "Flashback" qui pourrait avoir infecté plus de 600.000 ordinateurs Macintosh à travers le monde.

Le programme malveillant exploite une faille du logiciel Java d'Oracle et pourrait permettre à des pirates de dérober des données confidentielles des utilisateurs.

Les experts reprochent à Apple d'avoir tardé à combler la faille alors qu'Oracle a distribué son propre correctif en février.

Les chevaux de Troie et autres logiciels malveillants visent habituellement le système Windows de Microsoft, présent sur la majorité des ordinateurs dans le monde.

Flashback représente l'une des plus importantes infections pour les ordinateurs Apple, qui gagnent actuellement des parts de marché sur les PC.

Selon l'éditeur de logiciels de sécurité Symantec Corp, le ver est apparu pour la première fois l'été dernier ou au début de l'automne. L'éditeur estime que le nombre d'ordinateurs infecté est tombé cette semaine à 270.000.

Selon Igor Soumenkov, de l'éditeur d'antivirus Kaspersky Labs, plus de la moitié des 600.000 ordinateurs infectés étaient localisés aux Etats-Unis.

Un cheval de Troie est un programme qui ressemble à un logiciel normal mais ouvre une porte dérobée à l'insu de l'utilisateur.

Le logiciel Flashback, aussi appelé "Flashfake", peut être utilisé pour modifier une page internet, en demandant par exemple à l'utilisateur de communiquer des informations personnelles comme ses données bancaires, explique Michael Sutton, vice-président du cabinet d'études sur la sécurité Zscaler ThreatLabZ.

Edwin Chan, Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
<p>Apple a annonc&eacute; mercredi soir travailler &agrave; un correctif pour d&eacute;nicher et &eacute;radiquer le ver "Flashback" qui pourrait avoir infect&eacute; plus de 600.000 ordinateurs Macintosh &agrave; travers le monde. /Photo prise le 6 avril 2012/REUTERS/Mike Blake</p>