Frank Esser quitte SFR, le patron de Vivendi aux commandes

lundi 26 mars 2012 20h06
 

par Leila Abboud et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, va prendre les commandes de sa filiale SFR en remplacement de Frank Esser qui quitte la direction de l'opérateur télécoms, annonce lundi le conglomérat.

A la tête du deuxième opérateur français de téléphonie mobile depuis 2000, Frank Esser fait les frais de l'entrée fracassante de Free sur le marché du mobile avec pour conséquence une guerre des prix et des départs d'abonnés chez ses concurrents.

Le dirigeant d'origine allemande abandonne avec effet immédiat ses fonctions qui seront dans un premier temps assurées par le dirigeant de la maison-mère Vivendi.

Le groupe de télécoms et de divertissement a par ailleurs mandaté un cabinet de recrutement en vue de trouver un nouveau dirigeant sur le long terme pour SFR, a-t-on appris de source proche de dossier.

Début mars, Jean-Bernard Lévy avait d'ores et déjà annoncé son intention de revoir l'organisation, les offres et les coûts de l'opérateur mobile, en promettant de "serrer les boulons" pour faire face à la nouvelle donne sur le marché du mobile.

SFR a fait état de 200.000 pertes d'abonnés sur les deux premiers mois de l'année, soit 1% de l'ensemble de son parc, et anticipe un recul de 12 à 15% de son Ebitda en 2012.

Les difficultés de l'opérateur devraient peser sur sa maison mère qui prévoit deux années difficiles avant un retour à la croissance de ses résultats en 2014.

En Bourse, l'action Vivendi accuse un recul de 17,1% depuis le début de l'année alors que les indices sectoriels des médias et des télécoms gagnent respectivement 6,89% et 0,07%.   Suite...

 
<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, le pr&eacute;sident du directoire de Vivendi, va prendre les commandes de sa filiale SFR en remplacement de Frank Esser qui quitte la direction de l'op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms, faisant les frais de l'entr&eacute;e fracassante de Free sur le march&eacute; du mobile avec pour cons&eacute;quence une guerre des prix et des d&eacute;parts d'abonn&eacute;s chez ses concurrents. /Photo prise le 1er mars 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>