Sa dette refinancée, Saft pense à des acquisitions

jeudi 1 mars 2012 12h50
 

PARIS (Reuters) - Saft envisage d'accélérer son expansion en 2012 en réalisant des acquisitions qui pourraient être financées par la cession de sa participation dans sa coentreprise avec Johnson Controls.

Le groupe, qui a reçu le mois dernier 145 millions de dollars (102 millions d'euros) de l'équipementier automobile américain, a annoncé jeudi avoir refinancé sa dette par le biais d'un emprunt syndiqué et d'une émission obligataire aux Etats-Unis.

"Nous avions fini l'exercice 2011 avec une trésorerie extrêmement importante", a déclaré le directeur financier Bruno Dathis, lors d'un entretien à Reuters.

Ces liquidités ont servi à réduire la dette et à financer un dividende exceptionnel d'un euro par action, mais le groupe dispose encore de 120 à 125 millions de trésorerie, a-t-il ajouté.

"Nous souhaitons utiliser le reste des disponibilités pour faire éventuellement des acquisitions si les opportunités se présentaient dans les mois à venir", a précisé Bruno Dathis.

Le groupe cible des entreprises "de taille modeste" en Chine ou en Russie, ainsi que des activités susceptibles de renforcer ses compétences dans les technologies lithium-ion ou d'entrer sur de nouveaux marchés.

Saft et Johnson Controls ont annoncé en septembre la dissolution à l'amiable de leur coentreprise créée en 2006, qui avait permis au français de prendre pied dans le secteur automobile et à l'américain de profiter de son expertise dans le domaine des batteries lithium-ion.

Désormais, a expliqué Bruno Dathis, Saft tient à prendre le temps de la réflexion pour redéfinir sa stratégie sur le marché des véhicules électriques.

"Notre objectif est de discuter avec les différents constructeurs automobiles, notamment européens, et de voir s'il y a, sur le marché des véhicules propres, une place pour un groupe de la taille de Saft", a-t-il dit.   Suite...

 
<p>Batterie lithium-ion de Saft. Le groupe fran&ccedil;ais envisage d'acc&eacute;l&eacute;rer son expansion en 2012 en r&eacute;alisant des acquisitions qui pourraient &ecirc;tre financ&eacute;es par la cession de sa participation dans sa coentreprise avec Johnson Controls, laquelle lui a permis de recevoir 145 millions de dollars le mois dernier. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>