Les opérateurs mobiles, cibles des fonds de private equity

mardi 28 février 2012 14h51
 

par Gwénaëlle Barzic et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Les sociétés de capital-investissement ont une nouvelle cible en ligne de mire: les opérateurs de téléphonie mobile européens de second rang, délaissés par leurs maisons mères contraintes de faire le ménage dans leurs actifs pour réduire leur dette tout en continuant à verser de généreux dividendes.

Les pressions réglementaires, les valorisations élevées mais aussi le nombre restreint d'opportunités ont longtemps fait effet de repoussoir, mais la donne commence à changer.

Signe des temps, la vente par France Télécom de sa filiale en Suisse a attiré une demi-douzaine de fonds d'investissement mais pas un seul acteur industriel.

"Je pense que nous allons assister à de plus en plus d'opérations de ce type", estime Gabriele Cipparrone, associé d'Apax Partners au sein de l'équipe technologies et télécoms.

"Il y a de la demande pour ce type d'actifs car le secteur des télécoms en général génère une trésorerie solide et stable et, pour la première fois peut-être, il y a aussi une offre".

Il y a une décennie, les grands opérateurs se livraient une guerre sans merci pour bâtir des groupes de téléphonie mobile paneuropéens, voire mondiaux, quitte à offrir des valorisations dépassant l'entendement.

Aujourd'hui, l'urgence stratégique pour les opérateurs n'est pas d'être partout en Europe mais bien d'être leader sur quelques marchés face à l'impératif de continuer à générer suffisamment de cash pour financer une politique de dividende généreuse malgré une croissance chancelante et des marges en repli.

France Télécom a ainsi mené l'an dernier une revue d'actifs en Europe qui a débouché sur la cession de ses filiales en Suisse et en Autriche.   Suite...

 
<p>Les soci&eacute;t&eacute;s de capital-investissement ont une nouvelle cible en ligne de mire: les op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile europ&eacute;ens de second rang, d&eacute;laiss&eacute;s par leurs maisons m&egrave;res contraintes de faire le m&eacute;nage dans leurs actifs pour r&eacute;duire leur dette tout en continuant &agrave; verser de g&eacute;n&eacute;reux dividendes. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor</p>