Technicolor se fixe une feuille de route financière pour 2015

vendredi 24 février 2012 14h16
 

PARIS (Reuters) - Technicolor, qui a publié vendredi ses résultats de 2011, vise pour cette année un Ebitda compris entre 475 et 500 millions d'euros et prévoit de dégager un flux de trésorerie disponible supérieur à 400 millions d'euros sur la période 2012-2015.

Dans le cadre de son nouveau plan stratégique "Amplify 2015", le groupe spécialisé dans les technologies utilisées dans l'industrie du divertissement (cinéma, télévision, vidéo, jeux, etc...) explique aussi miser sur un désendettement "significatif" avec un objectif de ratio dette nette/Ebitda ajusté inférieur à 1,2 à l'horizon 2015, contre 2,4 en 2011.

A ce même horizon 2015, le groupe table aussi sur un Ebitda ajusté supérieur à 600 millions d'euros, contre 475 millions en 2011 (en baisse de 5,9% par rapport à 2010).

"Technicolor est sur la bonne voie pour améliorer sa rentabilité et générer un flux de trésorerie disponible, tout en poursuivant son désendettement", déclare le directeur général Frederic Rose, cité dans le communiqué.

A la Bourse de Paris, l'action Technicolor abandonnait 6,25% à 2,099 euros à 14h00, signant la plus forte baisse du SRD. Depuis début janvier, le titre a néanmoins effacé sa perte de 2011, gagnant quelque 80% après avoir plongé de plus de 67% l'an dernier.

"Le plan stratégique porte sur plusieurs années, cela prendra du temps avant d'être mis en place", souligne un analyste financier, qui n'a pas souhaité être nommé.

"En revanche, les objectifs sont largement atteignables, car ils sont assez proches des chiffres déjà publiés, notamment sur la partie des free cash flows (trésorerie, NDLR)."

En décembre, Technicolor avait revu à la baisse ses objectifs pour 2011 en raison d'un environnement économique plus difficile que prévu en Europe.

Matthieu Protard et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Technicolor, Frederic Rose. Le groupe sp&eacute;cialis&eacute; dans les technologies utilis&eacute;es dans l'industrie du divertissement, qui a publi&eacute; vendredi ses r&eacute;sultats de 2011, vise pour cette ann&eacute;e un Ebitda compris entre 475 et 500 millions d'euros et pr&eacute;voit de d&eacute;gager un flux de tr&eacute;sorerie disponible sup&eacute;rieur &agrave; 400 millions d'euros sur la p&eacute;riode 2012-2015. /Photo prise le 1er d&eacute;cembre 2010/REUTERS/Charles Platiau</p>