Vers un mouvement de consolidation dans les puces au Japon

mercredi 8 février 2012 11h10
 

par Reiji Murai et Maki Shiraki

TOKYO (Reuters) - Renesas Electronics, Fujitsu et Panasonic discutent d'une fusion de leurs activités de semi-conducteurs avec éventuellement l'appui de l'Etat, une décision qui reflète la concurrence féroce à laquelle sont confrontés les groupes japonais dans ce secteur d'activité.

Les trois sociétés envisagent de scinder leurs divisions conception et développement de puces-systèmes, dont la production conjointe serait transférée à la société californienne GlobalFoundries qui envisage de créer un site au Japon, ont précisé mercredi à Reuters trois sources au fait du dossier.

Les puces-systèmes sont notamment employées dans les gadgets électroniques et dans le secteur automobile.

Les sources ajoutent que le fonds d'investissement souverain japonais Innovation Network participera sans doute au projet.

Le secteur japonais des semi-conducteurs, jadis dominant, a dû passer par une vague de fusions et de restructurations durant la décennie écoulée pour faire face à la concurrence des Etats-Unis, de la Corée du Sud et de Taiwan.

Une telle fusion remodèlerait la division déficitaire de Renesas, leader du marché des puces-systèmes devant Intel et Broadcom, et permettrait à Panasonic et à Fujitsu de se recentrer sur des activités plus rentables.

"Ce n'est que l'une des nombreuses possibilités à l'étude", a toutefois dit l'une des sources, ajoutant que les discussions pourraient évoluer vers d'autres voies.

Le quotidien Nikkei écrit que les trois sociétés devraient conclure un accord de principe d'ici la fin mars dans l'optique de créer une nouvelle structure d'ici la fin de l'année. L'une des sources a dit que ce calendrier était trop ambitieux, d'autant que d'autres éventualités sont envisagées.   Suite...

 
<p>Les groupes japonais Renesas Electronics, Fujitsu et Panasonic discutent d'une fusion de leurs activit&eacute;s de semi-conducteurs, selon quatre sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Pichi Chuang</p>