Le PDG de France Télécom met en cause les terminaisons d'appel

mercredi 1 février 2012 15h17
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le PDG de France Télécom Stéphane Richard a accusé mercredi Free Mobile de vouloir faire financer ses offres de téléphone mobile par les autres opérateurs en réclamant des coûts de terminaison d'appel "inadmissibles" pour les SMS.

La filiale d'Iliad a fait une entrée fracassante sur le marché de la téléphonie mobile début janvier avec des offres coup de poing en termes de prix, bousculant les opérateurs existants qui ont été contraints de revoir en baisse une partie de leurs tarifs.

L'opérateur historique France Télécom a été accusé par certains, dont son concurrent SFR, d'avoir fait entrer le loup dans la bergerie en concluant avec Free un accord d'itinérance permettant au fournisseur d'accès à internet de bénéficier de son réseau pour se lancer dans le mobile.

"C'est un peu un procès d'intention", a déclaré Stéphane Richard, lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

L'accord passé avec Free - estimé à un milliard d'euros sur six ans - ne comporte aucun avantage particulier qui lui permettrait de se montrer aussi agressif sur les prix, a-t-il assuré, en avançant une autre explication.

"Ce ne sont pas les conditions du contrat d'itinérance qui permettent à Free de faire les offres qu'il fait, ce sont les terminaisons d'appel qu'il attend", a-t-il expliqué.

Il est d'usage dans le secteur que les nouveaux entrants bénéficient à leurs débuts de conditions avantageuses pour les terminaisons d'appel qui correspondent aux coûts facturés entre opérateurs pour l'acheminement des communications.

L'Autorité de la concurrence s'est dite favorable, en décembre, à ce que Free bénéficie de ce coup de pouce pour les appels vocaux dans le cadre de la consultation lancée à ce sujet par l'Arcep, le régulateur des télécoms.   Suite...

 
<p>Le PDG de France T&eacute;l&eacute;com St&eacute;phane Richard a accus&eacute; mercredi Free Mobile de vouloir faire financer ses offres de t&eacute;l&eacute;phone mobile par les autres op&eacute;rateurs en r&eacute;clamant des co&ucirc;ts de terminaison d'appel "inadmissibles" pour les SMS. /Photo prise le 1er septembre 2011/REUTERS/Charles Platiau</p>