Symantec demande de désactiver son logiciel pcAnywhere

jeudi 26 janvier 2012 14h55
 

(Reuters) - Symantec Corp a recommandé jeudi de désactiver son logiciel pcAnywhere, évoquant pour la première fois un risque accru d'intrusion après le vol en 2006 du code source de cette application permettant d'accéder à distance à un PC.

L'éditeur américain de logiciels de sécurité précise que cette interruption est temporaire, une mise à jour étant en cours de développement pour réduire le risque d'attaque.

Les professionnels qui ne peuvent se passer de pcAnywhere doivent s'assurer qu'ils sont équipés de la version la plus récente, et être conscients des risques, prévient Symantec, évoquant la possibilité que des données soient dérobées.

Selon les analystes, si cette mise en garde est embarrassante pour Symantec, il n'est pas certain qu'elle ait un impact immédiat sur les ventes en raison des longues relations avec ses clients.

"En termes de perte de ventes, je ne crois pas ce que ce soit tellement un problème", a déclaré Phil Hochmuth, analyste au cabinet d'études IDC.

La démarche consistant à demander à ses utilisateurs de désactiver un programme, le temps de corriger un bogue est très inhabituel pour un éditeur de logiciel. Généralement, ils recommandent simplement quelques mesures pour diminuer le risque d'attaque.

Selon le porte-parole de Symantec, Cris Paden, pcAnywhere est utilisé en version autonome par quelque 50.000 utilisateurs. Le logiciel, vendu entre 100 et 200 dollars, est également distribué avec d'autres programmes du groupe.

Jim Finkle, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Enrique Salem, PDG de Symantec. L'&eacute;diteur am&eacute;ricain de logiciels de s&eacute;curit&eacute; a recommand&eacute; jeudi de d&eacute;sactiver son logiciel pcAnywhere, &eacute;voquant pour la premi&egrave;re fois un risque accru d'intrusion apr&egrave;s le vol en 2006 du code source de cette application permettant d'acc&eacute;der &agrave; distance &agrave; un PC. /Photo prise le 17 mai 2011/REUTERS/Brendan McDermid</p>