Le changement de direction chez RIM laisse le marché sceptique

lundi 23 janvier 2012 17h32
 

par Alastair Sharp et Kate Holton

TORONTO/LONDRES (Reuters) - Research In Motion (RIM) a choisi en Thorsten Heins une solution interne pour remplacer ses deux codirecteurs généraux démissionnaires, mais Wall Street se montre sceptique sur la capacité du nouveau dirigeant à redresser le fabricant du Blackberry.

Dans les premiers échanges lundi à la Bourse de New York, le titre du groupe canadien reculait de 6,6% malgré la démission de ses fondateurs Mike Lazaridis et Jim Balsillie et leur remplacement par Thorsten Heins, un ancien de chez Siemens, passé chez RIM depuis quatre ans.

Barbara Stymiest, qui a dirigé par le passé la Bourse de Toronto, a été nommée présidente du conseil d'administration du groupe, un poste occupé jusqu'alors par les deux cofondateurs.

Jim Balsillie reste membre du conseil d'administration et Mike Lazaridis, qui a annoncé son intention d'acheter 50 millions d'actions de l'entreprise de plus, devient vice-président du conseil.

Les deux hommes détiennent chacun plus de 5% du capital de RIM, qui a vu cette année ses parts de marché reculer face à la concurrence d'Apple et de Google dont le système d'exploitation Android équipe de nombreux smartphones.

"A première vue, cela ressemble plus à un changement cosmétique qu'à une réelle réorganisation", juge Edward Snyder, analyste chez Charter Equity.

Même si la plupart des analystes estiment que ces annonces vont dans la bonne direction, ils jugent qu'une solution interne n'était pas le meilleur des choix pour RIM.

"Normalement, les 'original équipement makers' (sous-traitants spécialisés) dans les combinés qui connaissent des difficultés de l'ordre de celles de RIM commencent leur opération de redressement en rompant tout lien avec leur ancien directeur général pour prendre un vrai nouveau départ avec le nouveau", prévient Edward Snyder.   Suite...

 
<p>Thorsten Heins va remplacer les deux co-PDG de Research In Motion (RIM), Mike Lazaridis et Jim Balsillie, qui ont quitt&eacute; leurs fonctions. /Photo prise le 22 janvier 2012/REUTERS/Geoff Robins</p>