Bilan 2011 contrasté pour le marché des jeux en ligne en France

jeudi 19 janvier 2012 18h01
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Un an et demi après son ouverture à la concurrence, le marché des jeux en ligne connaît une évolution contrastée en France, les joueurs plébiscitant massivement le poker sur internet aux dépens des paris sportifs.

Sur les 41 opérateurs qui ont obtenu un agrément pour exercer légalement en France, sept ont cessé leur activité l'an dernier, illustrant la difficulté à trouver un modèle économique rentable.

Ce mouvement de consolidation pourrait encore s'amplifier, a mis en garde jeudi le président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), Jean-François Vilotte, lors des voeux de l'institution.

"Si les opérateurs ne veulent plus perdre de l'argent, et certains ne pourront plus en perdre, il va falloir qu'ils baissent leur taux de retour aux joueurs", a-t-il expliqué.

"Si les clients suivent très bien, si les clients s'en vont, les sites vont fermer", a-t-il ajouté, en plaidant une nouvelle fois pour une évolution de la fiscalité française.

Celle-ci est calculée sur le total des mises effectuées par les joueurs et non sur le produit brut des jeux, c'est-à-dire le chiffre d'affaires réel, comme le réclament une grande partie des opérateurs qui se plaignent d'une fiscalité trop lourde.

Sur un total de 600 millions d'euros de produit brut des jeux générés en 2011 tous opérateurs confondus, 305 millions sont revenus dans les caisses de l'Etat, selon les estimations de l'Arjel.

La situation est particulièrement délicate pour les opérateurs de paris sportifs qui ont enregistré une baisse de 23% des mises au deuxième semestre de 2011 par rapport au deuxième semestre de l'année précédente.   Suite...