Wikipedia et d'autres sites en lutte contre un projet de loi US

jeudi 19 janvier 2012 07h22
 

NEW YORK (Reuters) - L'encyclopédie participative en ligne Wikipedia a fermé son site internet en langue anglaise durant la journée de mercredi, afin de protester contre un projet de loi américain qui vise à renforcer la lutte contre le téléchargement illégal.

En outre, Google et d'autres sites ont utilisé des barres noires - symbole de censure - pour attirer l'attention sur ce qui, jusqu'à récemment, était encore un projet de loi obscur et très technique visant à réduire l'accès à des sites internet à l'étranger qui permettent le téléchargement illégal.

Les fournisseurs de contenu, favorables à des mesures contre les téléchargements illégaux, s'efforcent d'obtenir le soutien des législateurs, mais mercredi, plusieurs sponsors du projet de loi, comme les sénateurs Marco Rubio, Roy Blunt et John Boozman, ont annoncé qu'ils retiraient leur soutien.

Ils ont reproché au chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, de ne pas avoir tenu compte des critiques adressées à la version du projet de loi établie par le Sénat.

Le projet de loi vise à enrayer le téléchargement illégal en obligeant notamment un site tiers à bloquer l'accès à d'autres sites dont les offres violent les lois américaines sur le droit d'auteur. Mais les critiques sont nombreuses et certains dénoncent un "filtrage" ou une censure d'internet.

Selon les données collectées par ComScore, Wikipedia reçoit en moyenne plus de 25 millions de visites par jour.

Wikipedia est le dernier poids lourd en date à avoir rejoint la fronde contre le projet de loi, qui, selon le fondateur de l'encyclopédie en ligne James Wales, menace l'avenir de la toile.

Sarah McBride; Mathilde Gardin et Eric Faye pour le service français

 
<p>'encyclop&eacute;die participative en ligne Wikipedia a ferm&eacute; son site internet en langue anglaise durant la journ&eacute;e de mercredi, afin de protester contre un projet de loi am&eacute;ricain. En outre, Google et d'autres sites ont utilis&eacute; des barres noires - symbole de censure - pour attirer l'attention sur ce qui, jusqu'&agrave; r&eacute;cemment, &eacute;tait encore un projet de loi obscur et tr&egrave;s technique visant &agrave; r&eacute;duire l'acc&egrave;s &agrave; des sites internet &agrave; l'&eacute;tranger qui permettent le t&eacute;l&eacute;chargement ill&eacute;gal. /Photo prise le 18 janvier 2012/REUTERS/Yves Herman</p>