Michael Woodford abandonne sa croisade pour reconquérir Olympus

vendredi 6 janvier 2012 11h48
 

par Tim Kelly

TOKYO (Reuters) - L'ancien directeur général d'Olympus Michael Woodford a abandonné son projet de reprendre le contrôle de l'entreprise, secouée par un scandale comptable qu'il a révélé, faute de soutien de la part des investisseurs institutionnels japonais.

Limogé de la tête du groupe japonais en octobre, ce Britannique a révélé peu après les premiers éléments d'un scandale comptable portant sur un montant de 1,7 milliard de dollars. Il a depuis tenté en vain d'obtenir le remplacement de la direction actuelle et de retrouver son ancien poste.

"Malgré un des plus grands scandales de l'histoire, les actionnaires institutionnels japonais n'ont pas émis une seule critique, ce qui contraste totalement avec les actionnaires étrangers (du groupe) qui exigeaient qu'on leur rende des comptes", a déclaré Michael Woodford lors d'une conférence de presse vendredi.

Ce retrait laisse les actionnaires étrangers d'Olympus sans champion pour défendre leur cause et obtenir la nomination d'un nouveau conseil d'administration lors de la prochaine assemblée générale, qui devrait se tenir en mars.

Michael Woodford, qui a dit avoir connu des difficultés familiales du fait de son offensive contre les anciens dirigeants du groupe, compte poursuivre son ancien employeur pour licenciement abusif et a demandé à ses avocats d'engager une procédure en Grande-Bretagne.

En octobre, le fabricant d'appareils photo et d'instruments d'optique avait déclaré avoir licencié le Britannique de 51 ans, dont 30 passés au sein d'Olympus, parce qu'il n'était pas parvenu à comprendre le style de direction de l'entreprise et la culture japonaise.

"PÉRIODE ANGOISSANTE"

"Il n'y a pas la moindre justification à ce licenciement", a déclaré l'ex-directeur général, qui a dit après son éviction s'être réfugié en Grande-Bretagne pour des questions de sécurité. "J'ai été viré (...) pour avoir fait ce qui était juste, et eux (la direction actuelle) sont toujours là."   Suite...