Réseaux sociaux et menaces pour les jeunes britanniques adoptés

jeudi 5 janvier 2012 19h13
 

LONDRES (Reuters) - Certains jeunes Britanniques enlevés à leurs parents naturels en raison des mauvais traitements qu'ils subissaient sont parfois profondément déstabilisés lorsque leurs géniteurs les recontactent via les réseaux sociaux.

La facilité avec laquelle les parents naturels recourent aux médias sociaux pour reprendre contact avec leurs enfants, sans avertissement, alarme les organismes chargés des adoptions.

Les familles d'adoption qui ont été contactées parlent du choc violent qu'elles ont ressenti, et certaines d'entre elles ont éclaté à la suite.

"Les sites de réseaux sociaux ont fait voler en éclats certains cadres - vous ne pouvez garder les choses secrètes", déclare Julia Feast, consultante au sein de l'Association britannique d'adoption (BAAF).

"Cela déstabilise la famille entière", explique-t-elle à Reuters. "C'est comme une bombe lancée à l'intérieur de la famille. Vous ne savez pas comment recoller les morceaux, si les enfants n'y sont pas préparés", ajoute-t-elle.

En vertu du droit britannique, les parents naturels auxquels on a retiré la garde de leurs enfants ne peuvent avoir accès aux dossiers d'adoption. Avant le développement des réseaux sociaux, il leur était très difficile d'établir un contact avec leurs enfants.

"On nous a raconté des histoires abominables (concernant des contacts via les réseaux sociaux), mais dire à quelle fréquence cela s'est produit, nous l'ignorons", ajoute Feast.

Avril Ormsby; Eric Faye pour le service français