Le crime organisé pas impliqué dans le scandale Olympus

mardi 6 décembre 2011 09h55
 

par Mayumi Negishi et Yoko Kubota

TOKYO (Reuters) - La commission chargée d'enquêter sur la dissimulation des pertes d'Olympus a déclaré mardi n'avoir découvert aucune implication du crime organisé dans le scandale qui secoue le groupe japonais depuis la mi-octobre.

Le comité, constitué d'experts externes à Olympus mais nommés par ses soins pour remonter à la source d'un gigantesque maquillage financier, a en revanche accusé deux anciens dirigeants d'avoir trafiqué les comptes du groupe pendant 13 ans afin d'enjoliver sa performance financière.

"Le coeur de la direction était pourri et les parties autour étaient également contaminées", lit-on dans ce rapport, qui évoque une "tumeur autour de l'ancienne équipe de direction".

"Dans le pire sens imaginable, la situation était celle de la culture tribale du salarié japonais", ajoute le rapport, en référence à la culture de loyauté absolue à l'entreprise.

La commission a préconisé de remercier tous ceux qui avaient connaissance du procédé de dissimulation comptable.

Elle explique que l'ancien vice président du groupe, Hisashi Mori, et un ancien auditeur interne, Hideo Yamada, ont concocté dès 1998 - avec l'aide de plusieurs banquiers d'investissement - un plan pour dissimuler des pertes financières enregistrées au cours des années 1990 sur fond de décrochage de la Bourse japonaise.

À leur plus fort, les pertes dissimulées ont atteint 134,8 milliards de yens (1,3 milliard d'euros), précise-t-elle, se montrant également critique à l'égard des auditeurs sur la période concernée, KPMG AZSA et Ernst & Young ShinNihon.

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