December 1, 2011 / 3:30 PM / 6 years ago

L'ex-DG d'Olympus fait campagne pour revenir dans le groupe

4 MINUTES DE LECTURE

NEW YORK/TOKYO (Reuters) - L'ex-directeur général d'Olympus Michael Woodford a lancé jeudi une campagne pour obtenir le limogeage du conseil d'administration, retrouver son ancien poste et tenter de sauver la société japonaise empêtrée dans un scandale comptable.

Le Britannique, qui avait jugé douteux des versements d'honoraires de 1,3 milliard de dollars (950 millions d'euros) sur des acquisitions passées, avant d'être licencié mi-octobre, a annoncé la constitution d'une équipe de candidats au conseil d'administration et des discussions avec les actionnaires pour un remplacement de la direction, peut-être pour février.

Début novembre, le groupe nippon a reconnu que des acquisitions controversées avaient servi à masquer des pertes sur des titres financiers remontant aux années 1980.

Michael Woodford a toutefois démenti envisager de piloter le rachat du fabricant d'appareils photo et d'instruments d'optique par un groupe étranger.

"Je n'essaie pas de m'impliquer dans une vente d'Olympus à un fonds de pension américain ou à un fonds de pension étranger. Je ne veux pas être mêlé à ça", a-t-il déclaré à la presse. Il a reconnu avoir été approché par divers acteurs mais a dit avoir refusé de discuter avec eux.

RÉSISTANCES

"Je veux seulement qu'Olympus ait un conseil d'administration fiable et respecté et continuer à diriger la société. Je suis assez Japonais, en ce sens", a dit celui qui a été brièvement l'un des rares dirigeants non Japonais d'une grande entreprise de l'archipel.

Michael Woodford, qui s'exprimait à New York, a dit avoir officiellement démissionné jeudi du conseil d'administration d'Olympus afin de mener une campagne publique pour son renouvellement.

Après discussion avec des actionnaires du groupe, il a dit espérer qu'Olympus convoquerait une assemblée générale pour élire de nouveaux administrateurs d'ici février.

"Je pense que l'entreprise serait bien avisée de convoquer assez rapidement une assemblée générale. Il y a beaucoup de tensions entre la direction et les actionnaires et je ne suis pas sûr qu'il soit très sain que cela perdure pendant encore sept mois, jusqu'à l'AG prévue en juin", a dit Jamie Allen, secrétaire général d'une association promouvant la gouvernance d'entreprise.

L'ancien directeur général pourrait toutefois rencontrer des résistances de la part des investisseurs japonais, qui représentent la majeure partie de l'actionnariat de la société née il y a 92 ans.

"C'est (une solution) possible, mais je ne pense pas que beaucoup d'investisseurs japonais aimeraient voir Woodford prendre totalement le contrôle d'Olympus", juge Nanako Imazu, analyste chez CLSA à Tokyo.

Une campagne internet pour convaincre les 40.000 salariés du groupe d'appuyer le retour de Woodford à sa tête n'a attiré que 300 soutiens

"Je ne comprends pas que l'on puisse vouloir le retour de Michael Woodford alors qu'on ne le connaît pas vraiment", a dit un salarié sous couvert d'anonymat.

L'action Olympus a grimpé de 5% jeudi après les propos de Michael Woodford avant de finir sur un gain de 2,34%. La société reste sous la menace d'importantes dépréciations comptables et d'un possible retrait de la cote.

Paritosh Bansal et Tim Kelly, Jean Décotte pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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