Les banques en ligne tirent leur épingle du jeu dans la crise

vendredi 25 novembre 2011 16h04
 

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Dans la tempête qui ébranle depuis des mois marchés et groupes financiers, les banques en ligne font mieux que résister et l'expliquent par des tarifs plus bas, une relation directe au client et des activités moins nombreuses mais prospères.

Petites par la taille malgré une dizaine d'années d'activité - elles comptent aujourd'hui pour environ 3% du marché bancaire de détail français -, elles affichent des objectifs élevés et tirent parti des difficultés des établissements traditionnels - quand bien même elles leur appartiennent, pour l'essentiel.

"Je sens un élan porteur. Le besoin de payer moins cher, d'être plus attentif à ses frais ressort, donc quand il y a un discours de crise, c'est plutôt favorable aux banques en ligne", explique à Reuters Pascal Donnais, président de Fortunéo, numéro trois du secteur avec 150.000 clients et 210.000 comptes à fin 2010, qui table sur 600.000 comptes en 2015.

Comme ses concurrents, il reconnaît que les grandes banques "souffrent un peu" avec la crise de la dette dans la zone euro et l'exigence de renforcer leurs bilans.

Ces difficultés ont culminé avec un effondrement soudain en Bourse au coeur de l'été - Société générale a cédé 61,02% entre le 1er juillet et le 21 novembre, BNP Paribas 49,67% et Crédit agricole 60,14%, - et aujourd'hui par des plans d'économies.

Boursorama, numéro deux de la banque en ligne en France, a limité la perte sur cette période à 26,88%, faisant mieux que l'indice européen du secteur (-34,98%).

En termes d'image, "la crise a deux effets pour les banques en général: il y a moins de patience face au manque de transparence ou d'information et le secteur dans son ensemble a été malmené", observe Marie Ramlie, directrice produits et canaux chez ING Direct.

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