Atos s'allie au chinois Ufida

mardi 8 novembre 2011 13h12
 

PARIS (Reuters) - Atos a annoncé mardi la création d'une coentreprise avec le groupe chinois de services informatiques Ufida, avec pour double objectif de développer l'ensemble de ses activités en Chine et celles de "cloud computing" (informatique dématérialisée) en Europe.

Les deux sociétés ont investi 5,7 millions d'euros dans une coentreprise nommée Yunano, dont Atos détient 70% et Ufida 30%.

Cette coentreprise, explique Atos, commercialisera en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique comme en Asie-Pacifique des services de solutions de 'cloud computing' dans le domaine des progiciels de gestion, en visant principalement le segment des moyennes entreprises, "notamment les filiales de grands groupes ou les entreprises des pays émergents".

Dans les régions où Yunano aura l'exclusivité - Europe, Moyen-Orient et Afrique - ce marché dépassera un milliard d'euros à l'horizon 2014-2015, a déclaré le PDG d'Atos, Thierry Breton, lors d'une téléconférence.

Il a également mis en avant le potentiel de développement offert à Atos par la Chine, soulignant que le développement de l'informatique dématérialisée était l'un des axes affichés du XIIe plan de développement de Pékin.

"Nous pensons que pour un leader (...), il est absolument critique de devenir aussi, seul ou avec un bon partenaire, un gros acteur en Chine, comme nous le sommes en Europe et ailleurs", a souligné Thierry Breton.

Atos emploie aujourd'hui un peu plus de 1.000 ingénieurs en Chine continentale. De son côté, Ufida, numéro un chinois des progiciels de gestion, emploie quelque 12.000 ingénieurs et consultants, et revendique plus d'un million de clients en Asie-Pacifique.

L'alliance Atos-Ufida doit parallèlement permettre à Ufida d'accélérer son développement en Europe.

La société, créée en 1988, a réalisé un chiffre d'affaires d'un peu moins de trois milliards de yuans (343 millions d'euros) en 2010 et devrait enregistrer une croissance d'un tiers environ de ses activités cette année, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.   Suite...