Capgemini confirme ses objectifs pour 2011

mardi 8 novembre 2011 09h50
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS, 8 novembre - Capgemini a confirmé mardi ses objectifs financiers pour 2011 après avoir enregistré un troisième trimestre légèrement supérieur aux attentes, ce qui fait bondir le cours de son action en Bourse.

La première société européenne de services informatiques, considérée comme particulièrement vulnérable à une dégradation de la conjoncture économique, a assuré ne pas avoir enregistré pour le moment de coupes brutales dans les budgets de ses clients, tout en faisant état d'une visibilité faible pour les trimestres à venir.

"Aujourd'hui, nous sommes toujours dans un marché qui tient", a souligné le directeur général Paul Hermelin, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"Il n'y a pas de signe de gel ou de réaction sur les dépenses en cours", a-t-il ajouté, en précisant ne pas avoir d'indications sur les budgets pour 2012.

A 09h47, le titre bondit de 5,12% à 27,84 euros, signant la deuxième plus forte hausse du CAC 40.

Depuis le début de l'année, il dévisse de 20,6%, une baisse à comparer à celle de 6,75% de l'indice sectoriel européen, le marché redoutant un scénario catastrophe avec la dégradation des perspectives de croissance, notamment en Europe, et la réduction attendue des budgets des services publics.

Le groupe a rassuré en réaffirmant sa prévision d'une croissance de 9% à 10% de son chiffre d'affaires sur 2011, dont au moins 5% à données comparables.

Il a par ailleurs dit viser une amélioration d'au moins 0,5 point de sa marge opérationnelle, ce qui était attendu par le marché, le groupe ayant prévenu dès la fin du mois de juillet que le haut de la fourchette communiquée en début d'année, à savoir une progression comprise entre un demi-point et un point, serait difficile à atteindre.   Suite...

 
<p>Paul Hermelin, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Capgemini. La premi&egrave;re soci&eacute;t&eacute; europ&eacute;enne de services informatiques, a vu sa croissance ralentir au troisi&egrave;me trimestre, &agrave; un rythme toutefois l&eacute;g&egrave;rement moins prononc&eacute; qu'attendu, p&eacute;nalis&eacute; notamment par des bases de comparaison moins favorables. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>