October 26, 2011 / 8:33 AM / 6 years ago

Le président d'Olympus démissionne sur fond de scandale

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Le pr&eacute;sident d'Olympus Tsuyoshi Kikukawa a d&eacute;missionn&eacute;. Le fabricant d'appareils photo et d'instruments d'optique fait face &agrave; un scandale de gouvernance qui a fait fondre le cours de Bourse du groupe et ferait d&eacute;sormais l'objet d'enqu&ecirc;tes au Japon et aux Etats-Unis. /Photo d'archives/Yuriko Nakao</p>

TOKYO (Reuters) - Olympus a annoncé mercredi la démission de son président Tsuyoshi Kikukawa à la suite du scandale de gouvernance qui a fait fondre le cours de Bourse du groupe et ferait désormais l'objet d'enquêtes au Japon et aux Etats-Unis.

Le fabricant d'appareils photo et d'instruments d'optique a nommé comme nouveau président Shuichi Takayama, qui était jusqu'alors l'un des directeurs généraux du groupe.

L'action Olympus a clôturé en recul de 7,57% mercredi à la Bourse de Tokyo.

Le président démissionnaire Tsuyoshi Kikukawa avait pris la direction générale d'Olympus lorsque le groupe avait contre toute attente licencié son directeur général britannique Michael Woodford, le 14 octobre.

Ce dernier avait alors dévoilé des documents confidentiels révélant qu'Olympus avait versé des honoraires inhabituellement élevés dans le cadre de plusieurs acquisitions, dont celle du britannique Gyrus en 2008.

Olympus, qui conteste toute irrégularité, a vu son titre perdre plus de la moitié de sa valeur en Bourse depuis ces révélations.

Le FBI a ouvert une enquête sur le sujet aux Etats-Unis, a rapporté lundi le New York Times.

Le principal organe japonais de surveillance des marchés (SESC)s'intéresse lui aussi à l'historique des fusions-acquisitions réalisées par Olympus, a-t-on appris mercredi de sources proches de la situation.

Dans son édition du mois d'août, le magazine Facta avait le premier attiré l'attention sur des fusions-acquisitions réalisées par Olympus et, selon les sources, le SESC aurait commencé à cette époque à s'y intéresser.

Les responsables de la SESC ont refusé de commenter l'information.

Le groupe a présenté mardi ses excuses à ses clients, partenaires et actionnaires et a dit espérer pouvoir restaurer la confiance aussi vite que possible.

Noriyuki Hirata et Chikafumi Hodo, Nicolas Delame et Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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