L'iPad, un outil de vente d'art devenu banal

mercredi 19 octobre 2011 11h17
 

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - En juin dernier, la galerie parisienne Daniel Templon n'a présenté qu'une oeuvre du sculpteur chilien Ivan Navarro à la foire d'art contemporain de Bâle, en Suisse.

Pourtant, grâce à des visuels présentés sur sa tablette numérique iPad d'Apple, c'est une douzaine de sculptures lumineuses de cet artiste conceptuel qui ont été vendues sur son stand, pendant les cinq jours de la foire.

Anne-Claudie Coric, directrice de la galerie, estime qu'aujourd'hui, 10 à 20% de ses ventes en foire sont conclues après une présentation sur tablette numérique.

Un outil très "banal" depuis quelques années, et considéré par de nombreux galeristes comme "indispensable" sur les foires internationales, comme la Fiac de Paris consacrée à l'art contemporain qui s'ouvre jeudi.

"Les gens veulent voir beaucoup de tentes, très rapidement. (Avec l'iPad), il y a une rapidité qu'on ne peut pas avoir avec un livre ou un catalogue", explique Anne-Claudie Coric.

Tout comme un classeur, cet outil permet de présenter des oeuvres non exposées ainsi que des vues d'ateliers et d'expositions. Mais Anne-Claudie Coric y voit surtout un outil "convivial" qui "accroche les collectionneurs" tout en offrant des images de "très grande résolution".

"Les gens connaissent l'objet donc ils le prennent devant eux, tournent les pages eux-mêmes, zooment, etc. Ils se l'approprient beaucoup plus facilement", raconte-t-elle. "Etrangement, maintenant, (les acheteurs) savent mieux se décider sur une image numérique que sur une photo imprimée".

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