Les petits acteurs de la vente en ligne ont une carte à jouer

mercredi 19 octobre 2011 10h58
 

par Gwénaëlle Barzic et Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Dans un secteur de la vente sur internet dominé par des géants, américains pour la plupart, une multitude de petits acteurs jouent la carte de l'affectif, de la proximité et de la personnalisation pour tirer leur épingle du jeu.

Avec leurs noms sympathiques et des concepts originaux, les français Myfab et Thank You Charlie, tous les deux invités du Forum Reuters des Pépites de l'internet à Paris, veulent ainsi se différencier d'Amazon ou d'Ebay.

"Je suis profondément convaincu que l'avenir ne passe pas par le 'mass market'. Il y a encore de la place pour l'innovation, pour des produits qui sont 'design', tendance, différents", explique Gilles Villautreix, le directeur général de Myfab.

Dans un marché français qui croît de plus de 20% par an et représentera cette année près de 38 milliards d'euros, selon les estimations de l'Idate, Myfab et Thank You Charlie n'ambitionnent pas forcément de jouer dans la cour des grands.

Les deux start-up veulent pérenniser une communauté d'inconditionnels, une niche de clients à "chouchouter", dont l'attachement peut, selon des spécialistes, s'avérer très lucratif.

"Sur un produit de masse, il faut un seuil critique important pour être rentable. Sur un marché de niche, ça peut marcher si on a la bonne cible", résume Sophie Lubrano, analyste de l'Idate.

Né en 2008, Myfab s'adresse aux amateurs de design à la recherche de meubles et d'articles de décoration originaux et de qualité sans en avoir forcément les moyens.

Le principe : les internautes sont appelés à voter pour leurs articles préférés qui - pour les plus demandés - sont ensuite fabriqués dans des usines, notamment en Chine.   Suite...

 
<p>Gilles Villautreix, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Myfab, site qui s'adresse aux amateurs de design. Dans un secteur de la vente sur internet domin&eacute; par des g&eacute;ants, une multitude de petits acteurs jouent la carte de l'affectif, de la proximit&eacute; et de la personnalisation pour tirer leur &eacute;pingle du jeu. /Photo prise le 18 octobre 2011/REUTERS/Mal Langsdon</p>