October 19, 2011 / 8:38 AM / 6 years ago

Deezer se voit rentable fin 2011, cap sur l'international

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Axel Dauchez, pr&eacute;sident de Deezer. Le site web musical va d&eacute;cliner son offre dans plus de 100 pays au cours des prochaines semaines et n&eacute;gocie avec une douzaine d'op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms &agrave; l'&eacute;tranger pour r&eacute;pliquer le type de partenariat qui, avec Orange, a dop&eacute; ses ventes en France. /Photo prise le 18 octobre 2011/Mal Langsdon</p>

par Marie Mawad et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le site web musical Deezer va décliner son offre dans plus de 100 pays au cours des prochaines semaines et négocie avec une douzaine d'opérateurs télécoms à l'étranger pour répliquer le type de partenariat qui, avec Orange, a dopé ses ventes en France.

En voie d'être rentable à la fin 2011, avec 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, la société veut désormais conquérir le monde mais exclut d'aller aux Etats-Unis, le premier marché mondial de la musique étant également le plus concurrentiel.

"Le partenariat avec Orange (France) est un carton total. C'est ça qu'on va essayer de dupliquer ailleurs", a déclaré Axel Dauchez, président de Deezer, lors une interview réalisée à l'occasion du Forum des pépites de l'internet. (pour la vidéo link.reuters.com/xym54s)

Après le Royaume-Uni, où Deezer vient de signer un accord avec "Everything Everywhere", la coentreprise anglaise d'Orange et de T-Mobile, le groupe vise la Belgique, où il est près de conclure des négociations, puis un déploiement "industrialisé" à grande échelle.

"On a construit notre site pour pouvoir le déployer sur 100 pays en poussant sur un bouton", a résumé son président, qui dit "finaliser" en parallèle des négociations avec des "majors" de la musique pour obtenir les droits globaux que son groupe n'a pas déjà.

Pas question toutefois de partir à l'assaut des Etats-Unis ou du Japon. Outre-Atlantique, Pandora, Rhapsody, Lastfm et l'européen Spotify se livrent déjà une concurrence féroce dans le "streaming", sans parler de la boutique virtuelle iTunes du géant Apple.

Ces concurrents ont, à l'inverse, largement négligé les marchés hors de l'Amérique et de l'Europe, soutient Axel Dauchez, qui voit du potentiel notamment en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Turquie et en Russie.

UN MILLION DE CLIENTS GRÂCE À ORANGE

En France, Deezer, dont l'offre "premium" vaut environ 10 euros par mois, a parié sur la puissance commerciale d'Orange pour tenter de convertir ses visiteurs en abonnés payants.

Les deux parties ont signé en août 2010 un accord pour commercialiser le service Deezer comme partie intégrante des forfaits téléphoniques de l'opérateur, d'ailleurs actionnaire du groupe internet à hauteur de 11%.

Le site web a vu sa base d'abonnés payants exploser depuis, à 1,4 million, alors que plusieurs mois de commercialisation n'avaient permis de recruter que 25.000 membres "premium" avant la signature avec Orange.

"Plus d'un million de clients ont été ramenés par Orange (.) Et pour l'opérateur on est une mine d'or, une arme anti-désabonnement", résume Axel Dauchez.

Pour faire connaître sa marque à l'étranger, c'est sur un autre partenaire que Deezer veut s'appuyer : le réseau social Facebook. Le site français a, au même titre que ses concurrents, signé récemment un accord avec le géant américain permettant aux usagers de partager leur musique avec des amis par le biais du réseau social.

Difficile toutefois de prévoir l'éventuel succès de cette stratégie de marketing viral ou l'évolution conséquente de la base d'utilisateurs, sur laquelle les décisions d'investissement du groupe reposent à leur tour.

"On a de gros investissements techniques en réseau", a indiqué le dirigeant, qui n'était pas être en mesure de donner d'estimation chiffrée pour l'instant.

Pour financer ces projets, Deezer n'envisage pas de lever des fonds supplémentaires après avoir levé 15 millions d'euros jusqu'à présent auprès d'investisseurs privés, mais, si cela s'imposait, la piste d'une entrée en Bourse pourrait faire partie des scénarios, a ajouté Axel Dauchez.

"Actuellement le sujet totalement clé c'est l'exécution", a-t-il toutefois souligné.

Avec Leila Abboud et Natalie Huet, édité par Jean-Michel Bélot

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