18 octobre 2011 / 08:38 / dans 6 ans

Vente-Privée.com veut séduire les fashionistas américaines

<p>Le fondateur de Vente-Priv&eacute;e.com, Jacques-Antoine Granjon, au Forum Reuters des p&eacute;pites de l'internet qui se tient du 18 au 20 octobre &agrave; Paris. Le site de vente en ligne ambitionne de se lancer outre-Atlantique &agrave; la mi-novembre et projette d'y atteindre le demi-milliard de dollars (364 millions d'euros) de ventes d'ici cinq ans, le tout sans avoir &agrave; lever de fonds. /Photo prise le 17 octobre 2011/REUTERS/Charles Platiau</p>

par Marie Mawad et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Les débuts américains de Vente-Privée.com se précisent : le site de vente en ligne ambitionne de se lancer outre-Atlantique à la mi-novembre et projette d‘y atteindre le demi-milliard de dollars (364 millions d‘euros) de ventes d‘ici cinq ans, le tout sans avoir à lever de fonds.

En dix ans, le groupe fondé en France est devenu une référence pour les fashionistas en mal de prêt-à-porter à prix cassés, et espère aujourd'hui répliquer son succès aux Etats-Unis grâce à un partenariat avec le géant américain des cartes de crédit American Express, a déclaré à Reuters le fondateur du groupe Jacques-Antoine Granjon. (voir l'interview en vidéo link.reuters.com/quf54s)

"On apporte notre savoir faire avec les marques et surtout au niveau créatif (...) Amex apporte ses 40 millions de porteurs de cartes et la notoriété qu'il a aux Etats-Unis", a expliqué le PDG dans le cadre du Forum Reuters des pépites de l'internet qui se tient du 18 au 20 octobre à Paris. (voir link.reuters.com/beb44s)

Le pari américain du pionnier du déstockage en ligne est toutefois loin d’être gagné d‘avance dans un marché concurrentiel, où Vente-Privée fait pour l‘instant figure d‘illustre inconnu malgré ses 13 millions de membres et un succès qui alimente régulièrement les spéculations sur son entrée en Bourse ou un rachat par un concurrent.

Dans un pays où la pratique du discount est reine, Vente-Privée devra non seulement affronter la concurrence de son clone Gilt, avec ses 3,5 millions d‘abonnés, mais aussi des géants du commerce en ligne comme Groupon et Amazon.

Le français, qui ambitionne de dépasser le milliard d‘euros de chiffre d‘affaires cette année, s‘est déjà implanté dans six pays européens, dont l‘Allemagne et le Royaume-Uni, mais il réalise toujours 80% de ses ventes dans l‘Hexagone.

“Les objectifs sont assez élevés : c‘est d‘arriver, d‘ici quatre à cinq ans, à 500 millions de dollars. Mais c‘est assez simple, aux Etats-Unis soit on réussit et ça va vite, soit on n‘a pas la bonne offre et ça ne marche pas et on le voit assez rapidement. Si ça marche, ça marche fort”, a expliqué le PDG.

Fondé en 2001, Vente-Privée est devenu rentable dès 2004 et a réalisé en 2010 un chiffre d‘affaires de 969 millions d‘euros en 2010. Le groupe emploie aujourd‘hui plus de 1.300 personnes.

VISER LE HAUT DE GAMME AVEC AMEX

Le site internet, qui propose des rabais pouvant aller jusqu’à 70%, mise d‘emblée sur le haut de gamme, en pariant sur la clientèle plutôt aisée d‘American Express, tout en restant fidèle à sa marque de fabrique française.

“On reprend le site français et on adapte un peu, mais on reste ce qu‘on est, très simple avec un catalogue très pur”, a précisé Jacques-Antoine Granjon, qui a fondé le site en 2001 avec plusieurs associés.

Le groupe compte démarrer outre-Atlantique en s‘appuyant sur les marques avec lesquelles il travaille déjà en Europe, comme Diesel dans le prêt-à-porter ou Camper dans les chaussures, mais il espère aussi signer avec de grandes marques américaines, comme le géant de l‘habillement Gap.

“Il y a cinq rues qui forment un carré (dans le quartier new-yorkais de) Soho. Je veux toutes les marques qui sont là”, a résumé le PDG.

Implantée à New York, la nouvelle filiale comptera 200 salariés d‘ici Noël, sous la houlette d‘un patron américain venu de Google, Mike Steib.

D‘un point de vue opérationnel, la déclinaison américaine de Vente-Privée est une coentreprise conclue en mai dernier et détenue à parité par les deux partenaires, qui y ont injecté chacun entre 15 et 20 millions de dollars.

Jacques-Antoine Granjon estime que son groupe pourra mener son projet américain à bien sans lever de fonds additionnels.

“On a 150 millions de trésorerie, on est bénéficiaire (...) C‘est entièrement financé”, a déclaré le PDG.

“Je n‘ai jamais levé de fonds et je n‘ai rien besoin de lever.”

Avec Leila Abboud, édité par Jean-Michel Bélot

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