Philips supprime 4.500 postes et peine à vendre sa branche TV

lundi 17 octobre 2011 12h03
 

par Roberta Cowan

AMSTERDAM (Reuters) - Philips Electronics a annoncé lundi 4.500 suppressions d'emplois et laissé entendre que la vente de son activité de téléviseurs ne serait sans doute pas bouclée avant la fin de l'année, une incertitude qui s'ajoute à la chute de ses résultats.

Le groupe néerlandais, numéro un mondial de l'éclairage, a expliqué qu'il étudiait des solutions alternatives au cas où les discussions avec le groupe de Hong Kong TPV sur sa branche TV devraient échouer.

"Le marché mondial des téléviseurs s'est dégradé et à l'évidence, plus tôt nous bouclerons ce dossier, mieux ce sera. Mais nous devons d'abord finaliser les négociations et il reste des incertitudes sur la possibilité d'y parvenir cette année ou au premier trimestre 2012", a expliqué à la presse le directeur général, Frans van Houten.

Le groupe a assuré que les discussions avec TPV étaient "intenses" et "constructives" mais a reconnu qu'elles prenaient plus de temps que prévu.

Philips et TPV ont, chacun de leur côté, précisé qu'aucune date de clôture de l'opération n'avait été fixée.

Les activités de téléviseurs dont Philips souhaite se désengager représentent un peu moins de 10% du chiffre d'affaires total du groupe et ont accumulé près d'un milliard d'euros de pertes depuis le début 2007, en raison notamment de la concurrence des constructeurs asiatiques.

"Les négociations sur les télés prennent plus de temps que prévu et il n'y a pas d'accord définitif, ce qui est à l'évidence un mauvais point', a commenté Hans Slob, analyste de Rabobank.

"Le fait que Philips évoque des négociations 'intenses' n'est pas très bon signe et il semble qu'il y ait un risque clair qu'ils ne parviennent pas à un accord", a-t-il ajouté.   Suite...

 
<p>T&eacute;l&eacute;viseurs Philips pr&eacute;sent&eacute;s sur le stand du fabricant au salon IFA de Berlin. Le groupe n&eacute;erlandais, qui peine &agrave; vendre sa branche de t&eacute;l&eacute;viseurs, va supprimer 4.500 suppressions emplois. Une incertitude qui s'ajoute &agrave; la chute de ses r&eacute;sultats. /Photo prise le 31 ao&ucirc;t 2011/REUTERS/Thomas Peter</p>