14 octobre 2011 / 08:38 / dans 6 ans

L'iPhone 4S arrive plus discrètement que les précédents

<p>Le lancement du nouvel iPhone 4S d'Apple s'est fait dans la discr&eacute;tion vendredi matin sur les Champs-Elys&eacute;es devant les boutiques des op&eacute;rateurs Orange et SFR, tranchant avec les d&eacute;buts en grande pompe des pr&eacute;c&eacute;dents mod&egrave;les. Selon une porte-parole d'Apple, l'affluence a &eacute;t&eacute; plus importante &agrave; l'Apple Store du quartier de l'Op&eacute;ra. /Photo prise le 15 octobre 2011/REUTERS/Suzanne Plunkett</p>

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Le lancement du nouvel iPhone 4S d‘Apple s‘est fait dans la discrétion vendredi matin sur les Champs-Elysées devant les boutiques des opérateurs Orange et SFR, tranchant avec les débuts en grande pompe des précédents modèles.

Loin des scènes de l’été 2010, quand plusieurs centaines de personnes attendaient dès la veille au soir le tout nouvel iPhone 4 sur la célèbre avenue parisienne, ils étaient vendredi bien moins nombreux à patienter au même endroit.

L‘affluence a été plus importante à l‘Apple Store du quartier de l‘Opéra, selon une porte-parole d‘Apple, qui a fait état d‘environ 350 personnes à l‘ouverture du magasin.

Ailleurs dans le monde, des centaines de personnes ont fait la queue à Sydney, Tokyo, Londres et Munich.

Sur les Champs-Elysées, seule une soixantaine de personnes au total s’étaient déplacées avant l‘ouverture des boutiques d‘Orange et SFR pour faire partie des premiers acquéreurs de la dernière version du “smartphone” vedette de la firme à la pomme.

“Quand je vois la queue, j‘ai peur d’être déçu”, déclare Éric, un ingénieur de 39 ans interrogé devant la boutique Orange et qui dit n‘avoir manqué jusqu‘ici aucun nouveau modèle de l‘iPhone. “C‘est vrai que le 4S ne révolutionne pas tellement de choses. Ils auraient pu faire mieux”, avance-t-il pour expliquer le faible nombre d‘acheteurs matinaux.

A l‘ouverture des magasins, à 8 heures, les premiers arrivés -sur place depuis trois heures tout de même- s’étonnaient unanimement de voir leurs rangs aussi clairsemés.

“La mort de Steve Jobs a peut-être éclipsé le lancement”, avance Alexander, un étudiant de 21 ans, qui se dit un inconditionnel d‘Apple.

Son père Philippe, 62 ans, venu lui aussi renouveler son iPhone à cette occasion, souligne de son côté avoir eu des difficultés à trouver des renseignements sur l’évènement. “Il n‘y avait rien sur les sites internet”, dit-il. “J‘ai dû passer à la boutique demander. Les gens ne savaient ni où, ni quand c’était.”

L‘opérateur Orange, qui a pour habitude d‘ouvrir ses portes exceptionnellement à minuit la nuit précédant les sorties d‘iPhone, n‘a ainsi pas maintenu la tradition cette année.

UNE 5E VERSION MAIS PAS UN IPHONE 5

Lancée vendredi dans sept pays, la cinquième version de l‘iPhone s‘annonce pourtant déjà comme un succès commercial au vu du niveau record des précommandes: un million d‘unités ont été réservées rien que pendant les 24 heures qui ont suivi l‘annonce du nouvel appareil, le 4 octobre.

Certains s‘attendaient également à ce que, quelques jours après le décès de Steve Jobs, l’émotion témoignée par les aficionados de la marque et les nombreux hommages rendus au fondateur emblématique d‘Apple viennent amplifier le phénomène.

Outre-Atlantique l‘opérateur Sprint a déclaré avoir épuisé ses stocks et le numéro un du marché AT&T a rallongé les délais de livraison de l‘appareil.

Plus rapide, équipé de reconnaissance vocale et d‘un appareil photo amélioré, l‘iPhone 4S avait toutefois récolté, peu après sa présentation, des réactions mitigées des fans et de plusieurs blogs spécialisés qui espéraient un cinquième opus.

“J‘aurais préféré un iPhone 5 plutôt que des gadgets supplémentaires”, regrette François, commercial de 44 ans croisé devant la boutique SFR.

“Je suis un peu déçu, j‘attendais quelque chose de plus fin”, déclare de son côté Cédric, un ingénieur de 25 ans. “Mais je l‘achète quand même!”

Apple a écoulé plus de 20 millions d‘iPhone au cours de son troisième trimestre fiscal, clos le 25 juin. La première sortie du “smartphone”, qui représente désormais plus de 40% du chiffre d‘affaires de la firme californienne, remonte à 2007.

Selon les données Nielsen, l‘appareil est numéro deux aux Etats-Unis avec une part de marché de 28%, derrière le système Android de Google avec 43%.

Edité par Gilles Guillaume

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