Sans Jobs, l'écart entre Apple et ses rivaux pourrait diminuer

jeudi 6 octobre 2011 11h39
 

par Miyoung Kim et Hyunjoo Jin

SEOUL (Reuters) - Le décès de Steve Jobs, fondateur et patron visionnaire d'Apple, risque d'avoir un fort impact sur le fabricant de l'iPod, l'iPhone et l'iPad, donnant à ses principaux rivaux une chance de rattraper leur retard.

L'esprit créatif de Steve Jobs, décédé mercredi à 56 ans, et le succès de la marque à la pomme étaient si imbriqués que sa mort instille le doute sur la capacité du groupe à continuer à présenter des innovations décisives pour le marché de l'électronique.

"En tant qu'analyste spécialiste des nouvelles technologies, son décès m'attriste. C'était le groupe Apple de Steve Jobs, pas Steve Jobs du groupe Apple", confie Kim Young-chan, de Shinhan Investment à Séoul.

"Apple n'a plus quelqu'un d'aussi créatif et ambitieux que Jobs sur lequel compter", relève de son côté Simon Liu, de Polaris Group.

Les dirigeants de Samsung Electronics, Amazon, Google ou Sony ont tous salué la mémoire de Steve Jobs, signe de leur respect pour cette figure de la Silicon Valley. Mais son décès pourrait leur ouvrir de nouvelles perspectives.

Le premier des concurrents d'Apple, Samsung, voit son destin intimement lié à celui du groupe de Cupertino.

Les analystes estiment que le conglomérat sud-coréen est l'un des fabricants les mieux placés pour concevoir un produit novateur et enthousiasmant susceptible de défier Apple sur son terrain. Samsung produit déjà le Galaxy Tab, principal adversaire de l'iPad sur le marché des tablettes multimédias.

Apple est également le premier client de Samsung, qui lui fournit des puces et des écrans. Et les deux groupes ont multiplié ces derniers mois les batailles judiciaires, dont la dernière en date porte sur le tout nouvel iPhone 4S que le sud-coréen souhaite faire interdire en France et en Italie.   Suite...